Les créances non recouvrées de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) auprès des établissements publics s’élèvent à près de 3,5 milliards de dinars. Un montant qui pèse lourdement sur les finances de l’entreprise publique, selon le président de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Maher Kettari.
La situation financière de la STEG continue de susciter des inquiétudes. Les impayés accumulés auprès des établissements publics ont atteint près de 3,5 milliards de dinars, a indiqué le président de la Commission des finances et du budget de l’ARP, Maher Kettari.
Intervenant ce samedi 25 juillet 2026 sur les ondes de la Radio nationale, le député a estimé que ces dettes constituent une importante pression financière sur la société, déjà confrontée à plusieurs défis liés à l’équilibre du secteur électrique.
Un coût de production supérieur au prix de vente
Maher Kettari a également évoqué le déséquilibre entre le coût de production de l’électricité et son prix de vente.
Selon lui, la production d’un kilowattheure revient à environ 400 millimes, alors que la STEG le facture aux citoyens à environ 270 millimes. Il a souligné que l’écart entre ces deux montants n’est pas actuellement compensé par l’État au titre du soutien public.
Face à cette situation, le président de la Commission des finances et du budget a plaidé pour l’élaboration d’une nouvelle stratégie de gouvernance et d’un nouveau modèle économique permettant de réduire les déséquilibres qui affectent l’entreprise.
Un déficit électrique estimé à 600 MW
Sur le plan énergétique, Maher Kettari a indiqué que la Tunisie fait face à un déficit de production électrique estimé à près de 600 mégawatts.
Cette capacité supplémentaire pourrait, selon lui, être assurée grâce au développement des centrales photovoltaïques, dans le cadre d’une accélération de la transition énergétique et du recours aux énergies renouvelables.
Par ailleurs, le député a indiqué que la STEG enregistre actuellement des pertes estimées à 19 % de l’électricité produite lors de son transport et de sa distribution aux clients.
Ce taux devrait être réduit à 15 %, grâce notamment à l’approbation de deux conventions de garantie liées à des financements internationaux destinés à soutenir l’entreprise.
Ces accords portent sur des prêts d’un montant global dépassant 400 millions d’euros et de dollars, destinés notamment à renforcer les capacités de la STEG et améliorer l’efficacité du réseau électrique national.



