Ces pays augmentent les frais de visa : ce qui change pour les Tunisiens
Les Tunisiens souhaitant voyager, étudier ou travailler à l’étranger devront désormais prévoir un budget plus conséquent. Au cours des derniers mois, plusieurs pays ont relevé les frais de leurs visas ou instauré de nouvelles taxes, une tendance qui concerne également les ressortissants tunisiens soumis à l’obligation de visa.
La hausse la plus spectaculaire est intervenue en Australie. Depuis le 1er juillet 2026, Canberra a procédé à une importante révision des frais de plusieurs catégories de visas. Le visa étudiant est désormais facturé 2 500 dollars australiens, contre 1 600 dollars australiens auparavant, tandis que le visa destiné aux diplômés temporaires atteint 5 750 dollars australiens. Les frais applicables à d’autres visas, notamment le Resident Return Visa et le Bridging Visa B, ont également fortement augmenté.
Le gouvernement australien explique cette décision par sa volonté de mieux couvrir les coûts administratifs du système migratoire et de contribuer à son objectif de réduction du solde migratoire net. Les autorités estiment que ces nouveaux tarifs permettront également d’accroître les recettes publiques.
Les étudiants internationaux et les entreprises figurent parmi les premiers concernés. Plusieurs universités australiennes ont exprimé leurs inquiétudes, estimant que cette hausse pourrait affecter l’attractivité du pays auprès des étudiants étrangers, tandis que des employeurs redoutent une augmentation du coût du recrutement de travailleurs internationaux.
Les États-Unis ont également durci le coût d’accès à leur territoire. Depuis juillet 2026, une nouvelle “Visa Integrity Fee” de 250 dollars s’ajoute aux frais habituels de la plupart des visas non-immigrants, notamment les visas de tourisme, d’affaires, d’études ou d’échange. Cette taxe concerne les ressortissants des pays soumis à l’obligation de visa, dont la Tunisie.
Par ailleurs, les autorités américaines ont annoncé cette année que certains demandeurs de visa touristique ou d’affaires provenant de pays identifiés, dont la Tunisie, peuvent être soumis, selon leur situation, à une caution remboursable pouvant atteindre 15 000 dollars afin de limiter les risques de dépassement de séjour.
Pour les Tunisiens, ces évolutions signifient qu’un projet d’études, de voyage ou d’installation temporaire dans ces destinations nécessitera désormais un budget plus important, les frais consulaires venant s’ajouter aux dépenses déjà liées au transport, à l’assurance, à l’hébergement ou encore à la preuve de ressources financières exigée lors des demandes de visa.
Si l’Australie et les États-Unis figurent aujourd’hui parmi les exemples les plus marquants, plusieurs autres pays ont également procédé à des ajustements tarifaires de leurs procédures migratoires ces derniers mois. Cette tendance confirme que le coût des démarches administratives devient un élément de plus en plus important dans les projets de mobilité internationale, y compris pour les candidats tunisiens.
R.I



