Budget 2026 : la Tunisie pourrait recourir à une loi de finances complémentaire
La Tunisie pourrait adopter une loi de finances complémentaire pour l’année 2026, a indiqué samedi 25 juillet 2026 le président de la Commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Maher El Kattari.
Intervenant sur les ondes de la radio nationale, le député a expliqué que cette éventualité intervient notamment en raison de l’évolution des prix internationaux du pétrole, qui pèsent directement sur les équilibres budgétaires de l’État.
Un budget établi sur un baril à 63 dollars
Maher El Kattari a rappelé que le budget de l’État pour 2026 a été élaboré sur la base d’une hypothèse de prix du pétrole fixée à 63 dollars le baril.
Or, selon ses déclarations, les cours ont depuis dépassé le seuil des 100 dollars le baril, créant un écart important entre les prévisions initiales et la réalité du marché.
Cette hausse représente une pression supplémentaire sur les finances publiques, notamment en raison du poids de la facture énergétique et des mécanismes de compensation.
500 millions de dinars supplémentaires par mois pour chaque hausse de 50 dollars
Le président de la Commission des finances a également indiqué que chaque augmentation de 50 dollars du prix du baril de pétrole entraîne une charge supplémentaire estimée à environ 500 millions de dinars par mois pour le budget de l’État.
Une évolution prolongée des cours pourrait ainsi nécessiter des ajustements afin de préserver les équilibres financiers prévus dans la loi de finances.
Selon Maher El Kattari, le projet de loi de finances complémentaire pour 2026 pourrait être soumis à l’Assemblée des représentants du peuple au cours du mois d’octobre prochain.
Cette présentation interviendrait en parallèle de l’examen du projet de loi de finances pour l’année 2027, a-t-il précisé.
La question des prix du pétrole demeure un facteur déterminant pour les finances publiques tunisiennes, compte tenu de la dépendance du pays aux importations énergétiques.
L’évolution des cours internationaux, mais aussi les fluctuations du marché mondial, constituent ainsi des variables majeures dans l’élaboration et l’exécution du budget de l’État.
R.I



