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Festival international du film d’Amman : Une ouverture sous le signe du cinéma tunisien

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  • 28 juillet 2026
  • 5 min de lecture
Festival international du film d’Amman : Une ouverture sous le signe du cinéma tunisien

Le Festival international du film d’Amman – Awal Film — a donné, dimanche soir, le coup d’envoi de sa septième édition. Jusqu’au 3 août, la manifestation mettra particulièrement à l’honneur le cinéma tunisien, avec le film « Sofia » de Dhafer Labidine en ouverture, une rétrospective consacrée aux grandes œuvres cinématographiques tunisiennes et une présence remarquée de professionnels tunisiens.

La Presse — Le Festival international du film d’Amman — Awal Film — a officiellement ouvert, dimanche soir, sa septième édition au Centre culturel Al Hussein, en présence de la princesse Rym Ali, présidente du festival, du prince Ali bin Al Hussein, ainsi que de nombreux cinéastes, artistes et professionnels du septième art venus de Jordanie et de plusieurs pays.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par la projection en avant-première jordanienne de «Sofia», le nouveau long métrage de l’acteur et réalisateur tunisien Dhafer Labidine, choisi comme film d’ouverture.

Présent dans la salle, le cinéaste est venu présenter son œuvre au public. En clin d’œil au pays invité d’honneur, le chanteur jordanien Yazan Al Rousan a interprété Sabah El Kheir Tunis, apportant une touche musicale à cette soirée inaugurale.

Dans son allocution, la princesse Rym Ali a placé cette édition sous le thème «Au-delà du cadre », soulignant que les films tirent leur force de « la culture, la mémoire et l’expérience» et appelant les cinéastes arabes à se réapproprier leurs récits et leurs imaginaires».

Créé pour soutenir les premiers et deuxièmes longs métrages, le Festival international du film d’Amman s’est progressivement imposé comme l’un des rendez-vous majeurs consacrés au jeune cinéma arabe.

Sa vocation est d’accompagner les nouvelles générations de réalisateurs tout en favorisant les échanges entre les professionnels de la région et leurs homologues internationaux. Chaque année, les œuvres en compétition concourent pour l’Iris Noir, principale distinction du festival. Cette édition, qui se poursuivra jusqu’au 3 août, réunit 82 films issus de 27 pays, dont 42 œuvres en compétition, réparties entre les catégories des longs métrages de fiction arabes, des documentaires arabes, des courts métrages arabes et des premiers longs métrages internationaux.

La sélection a été établie parmi près de 900 candidatures, illustrant le rayonnement croissant du festival sur la scène cinématographique régionale et internationale. La Tunisie figure cette année parmi les grandes invitées de la manifestation. Au-delà du choix de «Sofia» pour ouvrir le festival, le cinéma tunisien est célébré à travers une section spéciale, « Spotlight on Tunisian Cinema », qui propose un panorama de six films ayant marqué son histoire récente: «Les Silences du palais» de Moufida Tlatli, «Satin Rouge» de Raja Amari, «Making Of» de Nouri Bouzid, «Hedi» de Mohamed Ben Attia, «La Belle et la Meute» de Kaouther Ben Hania et «Exile» de Mehdi Hmili.

La présence tunisienne se poursuit également dans les compétitions officielles. Le long métrage «Where the Wind Comes From» d’Amel Guellaty concourt dans la catégorie des longs métrages de fiction arabes, tandis que les courts métrages «Somewhere I Belong» de Youssef Handouse et «The Light that Remains» de Youssef Guermazi figurent dans la compétition des courts métrages arabes.

Le programme met également en avant plusieurs personnalités tunisiennes. L’actrice Hend Sabry, membre du jury des longs métrages de fiction arabes, participe à une rencontre avec le public autour de son parcours entre la Tunisie et l’Égypte. La productrice Dora Bouchoucha animera une conversation consacrée à sa contribution au développement du cinéma tunisien et arabe, tandis que le réalisateur Mehdi Barsaoui siège au jury des Journées de l’industrie cinématographique d’Amman (AFID).Au-delà des projections, le festival propose un riche programme de rencontres professionnelles, de tables rondes, de masterclasses, de plateformes de pitch et d’ateliers destinés à accompagner les jeunes cinéastes.

Les Journées de l’industrie cinématographique d’Amman accueillent, cette année, vingt projets arabes et jordaniens, ainsi qu’un nouvel incubateur dédié au développement de courts métrages jordaniens. La soirée d’ouverture a également été marquée par un hommage au comédien palestinien disparu Mohammad Bakri, en présence de sa famille.

Les membres des différents jurys des compétitions et des Journées de l’industrie cinématographique ont été présentés au public, lançant officiellement neuf jours de projections, de débats et de rencontres qui feront d’Amman un carrefour du cinéma arabe et international. En plaçant la Tunisie au cœur de sa programmation, le Festival international du film d’Amman confirme la place grandissante qu’occupe aujourd’hui le cinéma tunisien sur la scène régionale et internationale.

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Auteur

Asma DRISSI

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