Economie

Restaurants touristiques : des pertes estimées à 50 000 dinars pour chaque établissement en raison des coupures d’électricité

Avatar photo
  • 29 juillet 2026
  • 2 min de lecture
Restaurants touristiques : des pertes estimées à 50 000 dinars pour chaque établissement en raison des coupures d’électricité

Le Président de la Fédération Tunisienne des Restaurants Touristiques, Habib Ben Moussa, a appelé les autorités à accorder des avantages fiscaux aux groupes électrogènes et aux batteries de stockage de l’énergie solaire. Il a révélé que les coupures répétées d’électricité ont causé à chaque restaurant des pertes estimées à près de 50 000 dinars, notamment en raison de la détérioration des denrées alimentaires.

Invité à la radio nationale, Habib Ben Moussa a expliqué que les coupures soudaines de courant survenues lors de la récente vague de chaleur ont contraint certains restaurants à fermer pendant quatre jours, provoqué la détérioration des équipements de réfrigération et entraîné le départ de clients.

Il a souligné la nécessité pour la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) de mettre en place un système d’alerte par SMS afin d’informer à l’avance les professionnels des coupures programmées. Cette mesure leur permettrait de prendre les précautions nécessaires pour protéger leurs équipements et préserver leurs stocks.

Le responsable a également indiqué que le recours aux énergies alternatives se heurte à un obstacle financier lié au coût élevé des équipements. Il a précisé que l’installation d’un système d’énergie solaire d’une puissance de 5,4 kW nécessite quatre batteries, dont le coût s’élève à environ 10 000 dinars.

Il a, ainsi, appelé à revoir les droits de douane afin de ramener ce coût à un niveau compris entre 5 000 et 6 000 dinars. Dans le même contexte, il a plaidé pour le rétablissement des mécanismes d’audit énergétique et de conseil sur le terrain, en coordination avec la STEG et la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE).

Le Président de la Fédération a, par ailleurs, souligné que le secteur des restaurants touristiques, qui compte 397 établissements classés et emploie près de 20 000 personnes, fait face à d’importantes pressions financières qui freinent les investissements.

Selon lui, 25 % des recettes du secteur sont directement reversées à l’État sous forme de taxes et d’impôts. À cela s’ajoute la baisse de la marge bénéficiaire de certains services à seulement 2 %, en raison de la hausse importante du coût des matières premières.

Avatar photo
Auteur

La Presse

You cannot copy content of this page