La mission archéologique égyptienne opérant sur la nécropole de Tell Nasser, dans le gouvernorat égyptien de Port-Saïd, a mis au jour un complexe intégré d’installations balnéaires, et ce, dès la première campagne de fouilles sur le site, situé à quelque 40 kilomètres au sud de la ville de Port-Saïd.
Le complexe découvert se compose d’une unité de bain privée et d’une autre publique, auxquelles s’ajoute un système intégré d’adduction d’eau et d’assainissement. L’édification de ce complexe thermal remonte à la fin du Ier siècle avant J.-C.
Les indices archéologiques ont révélé que certaines parties du complexe ont été réaffectées à des fins de stockage à l’époque romaine tardive.
La première salle comprend cinq unités de bains de pieds, dont trois sont demeurées dans un bon état de conservation. Chaque unité se distingue par un dossier, des accoudoirs latéraux et une cavité circulaire pour les pieds, en plus de trois bassins rectangulaires et d’un bassin en quart de cercle destiné à la collecte et à la distribution de l’eau. Le sol est réalisé en carreaux hydrauliques antidérapants et pourvu d’un orifice d’évacuation raccordé au réseau d’assainissement interne.
De son côté, le secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités, le Dr Hicham El-Leithy, a affirmé que cette découverte documente le premier complexe thermal intégré mis au jour scientifiquement sur le site de Tell Nasser.
Il a précisé que la découverte offre un modèle abouti d’ingénierie hydraulique dans l’est du Delta et met en évidence des similitudes avec les thermes hellénistiques connus en Égypte.
Pour sa part, le directeur de la zone archéologique de Port-Saïd et chef de la mission égyptienne, Khaled Farid, a indiqué que les fouilles ont également révélé un système hydraulique intégré comprenant un canal principal d’adduction d’eau en brique rouge, long de près de six mètres, ainsi qu’un réseau d’assainissement complet et le prolongement d’un mur en brique rouge sous le tracé du canal.
M. Farid a ajouté que les travaux de fouilles ont par ailleurs permis la découverte d’un remarquable ensemble d’objets archéologiques, parmi lesquels des estampilles d’amphores rhodiennes portant des noms grecs, des amphores locales et importées, des coupes et des cruches, des lampes à huile en terre cuite d’époques ptolémaïque et romaine, ainsi que des plats et de la vaisselle de table. Ces objets ont contribué à dater les couches stratigraphiques du site et à déterminer les phases d’occupation.



