A la une Société

Prêts d’honneur sans intérêts : les Tunisiens déjà endettés sont-ils concernés ?

  • 3 août 2026
  • 3 min de lecture
Prêts d’honneur sans intérêts : les Tunisiens déjà endettés sont-ils concernés ?

Alors que le dispositif des financements “sur l’honneur” suscite un intérêt croissant en Tunisie, l’expert en affaires bancaires Moez Bayoudh a appelé à davantage de précisions sur les catégories de personnes physiques pouvant bénéficier de ce mécanisme, notamment celles ayant déjà des engagements bancaires en cours.

Dans une déclaration à Diwan FM, Moez Bayoudh a demandé à la Banque centrale de Tunisie (BCT) de clarifier les conditions d’éligibilité prévues par le cadre réglementaire relatif aux crédits d’honneur, afin d’éviter toute confusion auprès des citoyens intéressés par ce nouveau dispositif.

L’expert bancaire a notamment indiqué que les personnes disposant déjà de crédits en cours pourraient accéder à ce type de financement, à condition que le taux d’endettement lié aux prélèvements mensuels ne dépasse pas 40 % du salaire. Cette précision vise à mieux encadrer l’accès au financement et à préserver la capacité de remboursement des bénéficiaires.

Moez Bayoudh a aussi précisé que la Poste tunisienne n’est pas concernée par l’octroi de ces financements, contrairement aux établissements habilités à intervenir dans le cadre du dispositif.

Un dispositif encadré par un nouveau texte réglementaire

Pour rappel, le décret n°148 de l’année 2026, daté du 23 juillet 2026 et publié au Journal officiel de la République tunisienne, fixe les conditions et critères d’attribution des microfinancements d’honneur. Ce texte s’inscrit dans le cadre de l’organisation des mécanismes de financement destinés aux particuliers, aux porteurs de projets, aux petites et moyennes entreprises (PME) ainsi qu’aux sociétés communautaires.

Selon les dispositions publiées, les plafonds des financements varient selon la catégorie des bénéficiaires : ils peuvent atteindre 25 mille dinars pour les petites et moyennes entreprises et les sociétés communautaires, 10 mille dinars pour les porteurs de petits projets et 5 mille dinars pour les particuliers destinant le financement à des besoins de consommation.

Le dispositif des “financements sur l’honneur” repose sur un principe de soutien financier visant à faciliter l’accès au financement pour certaines catégories de bénéficiaires, avec des conditions spécifiques définies par la réglementation. La publication du texte d’application marque une étape importante dans la mise en œuvre de ce mécanisme, qui a fait l’objet de nombreuses discussions dans les médias tunisiens depuis son annonce.

Moez Bayoudh estime ainsi que la clarification des critères d’accès demeure essentielle afin d’informer correctement les citoyens et de garantir une meilleure compréhension des modalités d’octroi de ces financements.

Auteur

R. I

You cannot copy content of this page