Culture

Ghassan Yammine “De moi à Aznavour » : Hommage à une voix atemporelle

Avatar photo
  • 5 août 2026
  • 4 min de lecture
Ghassan Yammine “De moi à Aznavour » : Hommage à une voix atemporelle

La puissance d’un artiste sur scène réside dans sa force de ressusciter tout l’univers d’une icône mondiale comme Charles Aznavour. Ghassan Yammine, virtuose franco-libanais, est parti à la conquête du public du Festival International de Hammamet avec l’intention de le conquérir pleinement le temps d’une soirée, celle du 4 août 2026.

De nombreux spectateurs sont venus le découvrir en masse dans le théâtre de la ville et s’imprégner de sa performance unique, de son talent inouï et de son charisme. Toute la personnalité et le don de Yammine sont consacrés à la légende de la musique française.

Du baume au cœur et à l’esprit des fans les plus assidus d’Aznavour, qui, très souvent, à Tunis, s’adonnent à des soirées nostalgies, célébrées à sa mémoire. Aznavour, la légende qui ne meurt jamais : Ses chansons demeurent atemporelles. La sensibilité de ses paroles ne s’évapore pas. Elles sont même générationnelles. Ghassan Yammine a repris avec élégance, beaucoup d’émotion et de justesse les plus grands succès de la légende. La caractéristique frappante que possèdent les deux artistes est la puissance de la voix, qui est ressemblante.  Pour perfectionner autant les reprises, une maîtrise saisissante de l’aspect vocal chez Yammine frappe dès les premières notes.

Imiter Charles Aznavour ? très peu pour lui, car c’est tout un univers qu’il tente de mettre en scène, de chanter, avec sa sensibilité, sa touche culte, ses chansons les plus emblématiques. Les mélomanes sont sous le charme de l’artiste et trouvent qu’il s’est approprié la scène avec son aura exceptionnelle, en réussissant à créer une proximité inégalée avec le public. L’orchestre présent sur scène a accompagné l’artiste avec finesse et talent, contribuant pleinement à la réussite du spectacle, malgré une canicule pesante que l’artiste n’a cessé de commenter.

Au fil des chansons, c’est tout le parcours d’une icône qui est retracé. Yammine a fait son entrée fracassante avec « Hier encore ». L’artiste n’a cessé d’enchaîner les tubes en ponctuant ses performances par des anecdotes qu’il a choisi de partager avec les passionnés sur place : une relation amicale étroite unissait Aznavour à Yammine. Ce dernier s’est donné comme objectif de perpétuer ce patrimoine inestimable de la chanson mondiale. Il n’a pas hésité à raconter les hauts et les bas d’un parcours exceptionnel, souvent semé d’embûches et à valoriser ce patrimoine partout dans le monde.

C’est comme si Yammine s’est donné comme objectif de le faire vivre indéfiniment. La chanson « J’me voyais déjà » est culte : elle retrace un virage exceptionnel dans la carrière d’Aznavour et résonne différemment chez Ghassan, qui a enchainé avec « Emmenez – Moi », « La bohème », « Mourir d’Aimer » ou « Mes emmerdes », entre autres. Toute une liste de chansons, répétée en chœur.

L’artiste de la soirée a su insuffler toute la magie de Charles Aznavour et la mettre au goût du jour, en y ajoutant une touche contemporaine, riche en sonorités, sans pour autant l’amocher, ou la modifier. C’est à cela qu’on reconnait le savoir – faire d’un virtuose complet comme Ghassan Yammine qui revisite avec finesse l’immortel Aznavour. Le spectacle épouse à la perfection l’esprit nostalgique véhiculé par l’esprit du festival et son slogan « Endless Memories ». 

Ce soir, 5 août 2026, place au 2ème rendez – vous théâtral de l’édition avec « JACARANDA – Call Center Tragedy », texte et dramaturgie Abdelhalim Messaoudi, scénographie et mise en scène par Nizar Saïdi.

Avatar photo
Auteur

La Presse

You cannot copy content of this page