Transparence en Tunisie : avancées et attentes
LA Tunisie nouvelle continue d’enregistrer des percées dans les différents domaines de la vie économique, sociale et financière avec une récente performance dans la transparence, selon la conclusion de la dernière analyse rendue publique par la Fondation Mo Ibrahim qui mène une action généralisée en faveur de l’ancrage de la culture démocratique et la bonne gouvernance dans le continent africain.
En effet, il s’agit d’une étude préalable à la publication de l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (Iiag) 2026 qui procède à une évaluation de l’efficacité des divers mécanismes anticorruption, en l’occurrence l’absence de corruption au sein des institutions étatiques, de l’administration publique et du secteur privé, la transparence des procédures des marchés publics et la perception chez les citoyens en la matière durant la dernière décennie 2016/2025.
A noter que l’édition en cours sur la gouvernance porte une évaluation touchant 96 indicateurs, 16 sous-catégories et quatre grandes catégories, dont notamment l’éducation, la santé, la sécurité, la participation, l’inclusion et les opportunités économiques.
Il faut mettre en exergue, tout d’abord, le fait que la Tunisie figure, désormais, au sein du Top dix des meilleurs pays africains grâce à l’amélioration sensible de son score de plus de quatre points, soit un score actuel de 55,9 54 points, ce qui est supérieur à la moyenne africaine.
A mettre en relief, surtout, la progression enregistrée dans le domaine des procédures des marchés publics, où notre pays a enregistré la deuxième meilleure percée en Afrique, avec un gain de 45,6 points au cours de la dernière décennie.
Comme il y a, souvent, un “mais’, les progrès enregistrés touchent davantage le secteur privé alors que celui public connaît une réelle stagnation et sans changement notable durant la même période allant de 2016 à 2025, d’où la nécessité d’un redressement de la situation qui demeure conditionnée à un regain de confiance des populations en les institutions de l’Etat.
Il est bon de souligner que la Tunisie ne dort pas sur ses lauriers dans la mesure où elle est consciente de l’ampleur des efforts à déployer pour atteindre les niveaux escomptés surtout qu’au sommet de la magistrature suprême, le Chef de l’Etat ne cesse d’appeler régulièrement à la lutte contre la corruption, à la bonne gouvernance et aux réformes administratives tout en exigeant un contrôle plus strict des marchés et des deniers publics.
En définitive, les différents rouages de l’Etat sont sur la bonne voie en matière de transparence, de traçabilité et de dématérialisation avec une numérisation accrue et généralisée, l’objectif final étant de garantir un contrôle rigoureux de toutes les opérations et autres tractations.



