Mauritanie : la croissance résiste à 4,0 %, l’inflation tombe à 1,6 %
La Banque Centrale de Mauritanie (BCM) a publié son Rapport annuel 2025, faisant état d’une croissance économique de 4,0 %, d’une inflation ramenée à 1,6 % et d’un déficit commercial quasiment résorbé.
Selon ce rapport, le produit intérieur brut réel de la Mauritanie a progressé de 4,0 % en 2025, après une hausse de 6,3 % en 2024. En valeur nominale, le PIB a atteint 472,56 milliards MRU, en progression de 9,4 %. Sur le plan des prix, l’inflation s’est établie à 1,6 % en moyenne annuelle, contre 2,5 % un an plus tôt, confirmant la modération des pressions inflationnistes observée depuis 2022.
Le commerce extérieur a été marqué par une nouvelle étape dans la diversification des exportations, celles-ci ayant progressé de 12,3 % pour atteindre près de 4,30 milliards de dollars. L’année 2025 a notamment vu le démarrage des exportations de gaz du projet Grand Tortue Ahmeyim, valorisées à 237 millions de dollars.
Les équilibres extérieurs se sont sensiblement renforcés. Le déficit commercial est passé de 497 millions de dollars en 2024 à seulement 23 millions de dollars en 2025, tandis que le déficit du compte courant s’est réduit de 9,4 % à 3,4 % du PIB. Dans le même temps, les réserves de change ont progressé de 12,6 %, pour atteindre 2,21 milliards de dollars à fin décembre 2025.
L’encours de la dette extérieure s’est établi à 4,27 milliards de dollars à fin 2025, en légère hausse de 1 % par rapport à 2024. Rapporté au PIB, il a toutefois reculé de 40 % à 37 %. La dette multilatérale représente 70 % de l’encours total, contre 30 % pour la dette bilatérale.
Les finances publiques affichent une nette amélioration, le déficit budgétaire ayant été ramené à 1,4 milliard MRU, contre 5,85 milliards MRU en 2024, soit une réduction de 75,5 % en un an.
Le marché des changes a par ailleurs gagné en profondeur et en autonomie. Les transactions interbancaires ont atteint 1,76 milliard de dollars, en hausse de 36 %, tandis que les transactions en euros sont passées de 404 millions à 1,34 milliard d’euros. Les interventions de la BCM ont, quant à elles, été ramenées à 465 millions de dollars, traduisant la montée en puissance du marché interbancaire.



