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CA – Le club qui se cherche une identité : Un souci de régularité et d’appartenance

  • 10 août 2026
  • 3 min de lecture
CA – Le club qui se cherche une identité : Un souci de régularité et d’appartenance

Durant de longues années, le Club Africain a forgé son statut d’équipe historique grâce à la régularité des ses performances, sa force de caractère et son esprit d’appartenance. Aujourd’hui, ce n’est malheureusement plus le cas. L’équipe a perdu son âme et son identité. Et les raisons sont multiples.

La Presse — La saison 2026-2027 s’annonce, quelque peu, tourmentée et incertaine, pour le Club Africain. Un constat paradoxal pour un champion en titre. Il est vrai que l’histoire récente du CA montre  une longue attente après les sacres et que les victoires sont souvent suivies par des périodes de doutes profonds. On dirait que cela est devenu une partie de l’ADN du club. On se rappelle qu’en 2008, après le titre avec Ben Chikha, le CA a connu une traversée de désert qui a duré 7 ans. Le même scénario en 2015, et une disette, cette fois-ci de 10 ans. Pourtant, les Clubistes ont fondé, sous la  direction de leur légendaire et historique, Feu Azzouz Lasram,  leur  statut d’équipe de rêve, par la régularité de leur performance et les longues périodes de domination.

Les valeurs du club

Mais malheureusement, le CA a commencé à perdre progressivement son identité et ses particularités, faute d’implication et de fidélité à l’emblème du club. Raffaâ Ben Achour, ancien secrétaire général et vice-président du club, disait, tout récemment, « qu’avec l’introduction du semi-professionnalisme d’abord, et le professionnalisme ensuite, le club a perdu ses repères et ses références ». Car, soutient-il, « les nouveaux joueurs recrutés ne pouvaient pas intérioriser les valeurs du club ». L’appartenance ne s’apprend pas, elle est innée, et c’est toute la différence.

Et c’est ce qui explique certainement cette fragilité mentale et ce manque de caractère. Des principes qui ont toujours fondé le comportement de l’équipe. A l’exception de quelques éclats, ici et là. Comme cela était le cas l’année dernière.

En effet,  avec les changements importants opérés, l’équipe, et malgré un effectif moyen, a pu, grâce à un engagement collectif, s’assurer un sursaut d’orgueil, et briguer ainsi le sacre face à l’EST, un  signal fort annonçant un renouveau, que tout le monde espérait durable. Malheureusement, le souhait n’a pas duré, et, en l’espace de quelques semaines seulement, le CA a retrouvé, rapidement, ses vieux démons. Et c’est surtout, le départ de certains joueurs cadres, la fuite de Benzarti et, notamment, la nomination inattendue de Kanzari qui ont accéléré cette rechute. Une nomination qualifiée à risque et  qui a créé une véritable polémique étant l’appartenance du technicien et son contentieux footballistique avec le Club Africain.

Certes, on ne met pas en doute la qualité technique de Maher Kanzari, encore moins son savoir- faire, mais les expériences passées, notamment celle de Nabil Maâloul, par exemple, et son fameux carton rouge gratuit contre l’EST en 1996, ont laissé des traces profondes.

Mais, maintenant que les dés sont jetés, il est nécessaire de lui accorder le bénéfice du doute et de le soutenir, car il pourrait réécrire l’histoire de  l’équipe de Bab Jdid, et surtout la sienne. Et il en a les moyens.

Auteur

Anis SOUADI

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