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Après avoir ravagé 40 hectares, le violent incendie d’Oued Meliz à Jendouba est maîtrisé

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  • 13 août 2026
  • 3 min de lecture
Après avoir ravagé 40 hectares, le violent incendie d’Oued Meliz à Jendouba est maîtrisé

Un effort conjoint associant les brigades forestières, la protection civile, la garde nationale et l’armée de l’air a permis de circonscrire le sinistre du mont Bou Rebah.

Cependant, les secouristes savent que la trêve n’est qu’éphémère et que la vigilance reste de mise dans les massifs forestiers du nord-ouest. Après de longues heures de lutte contre les flammes, les équipes au sol entament la phase de sécurisation des lisières sous haute surveillance environnementale.

Il est à noter que le bilan provisoire fait état de la destruction de quarante hectares de couvert végétal composé essentiellement de pins d’Alep, de maquis dense et de résidus de récoltes.

Cependant, c’est grâce à une alliance opérationnelle d’envergure, regroupant les sapeurs-pompiers, la direction des forêts et les forces de la garde nationale que la progression de cet incendie déclenché sur les hauteurs de la délégation de Oued Meliz a été stoppé. Outre le déploiement technique des secouristes, les populations locales et les unités aériennes de l’armée ont répondu présent pour briser les sautes de feu.

Par ailleurs, les opérations de sauvetage ont été lourdement contrariées par des facteurs climatiques et géographiques extrêmes. Les équipes d’extinction ont dû progresser au cœur d’une topographie escarpée, caractérisée par des ravins profonds et des voies d’accès impraticables pour les véhicules d’intervention classiques. De plus, le souffle continu de vents thermiques violents a attisé le brasier tout au long de la nuit, provoquant des reprises régulières et menaçant les agents engagés en première ligne d’asphyxie. Cette résistance du terrain a imposé une adaptation constante des lignes de défense pour fixer le périmètre de sécurité.

Ceci dit, la maîtrise du sinistre permet désormais d’engager la phase technique de refroidissement afin de neutraliser les fumerolles et les souches incandescentes enfouies sous la litière forestière. Bien que le danger principal soit écarté, un dispositif de veille renforcé est maintenu sur les flancs du mont Bou Rebah pour parer à tout retournement de situation.
Les patrouilles de la garde nationale et les gardes-forestiers quadrillent le secteur pour surveiller les variations thermiques et prévenir d’éventuels foyers secondaires, préservant ainsi ce qui reste de ce patrimoine écologique fragile.

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Auteur

La Presse

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