Ligue 1 – coup d’envoi de la saison 2026-2027 : Plus que quelques heures…
La Presse — Le coup d’envoi sera donné dans quelques heures pour lancer la 72e édition de l’histoire du football tunisien depuis l’indépendance.
Que nous réserve cette saison footballistique ? Le football tunisien a connu, comme dans tous les pays qui ne se sont pas dotés d’une réglementation stricte et fonctionnelle, des hauts et des bas.
Notre football, qui vit dans un univers étriqué, a quand même bien besoin de redorer son blason à la suite de ce pénible Mondial 2026 qui a marqué les esprits et révélé les mille et une failles, qui ont durablement écorché son prestige et surtout sa crédibilité tant au niveau de la gouvernance qu’au niveau des choix techniques.
L’après-Mondial a permis aux équipes de se reprendre en main. Pas toutes hélas, car le doute persiste au niveau d’un certain nombre de formations qui n’ont pu retrouver leur équilibre et qui menacent…. de se retirer. Illustration d’un amateurisme dans la gestion qui pénalise ce football tunisien qui n’a pas encore fait sa mue.
Dans quelles conditions ce coup d’envoi sera-t il donné ? Bien entendu, les équipes bastions ont pu effectuer leurs emplettes. Par exemple l’Espérance a tout simplement renouvelé son effectif. Seuls quelques éléments ont été gardés et les nouveaux arrivants, d’après leurs CV, sont de niveau national mais aussi continental.
Le champion sortant, le CA, a lui aussi regarni ses rangs, à la suite de la cession d’un certain nombre de ses cadres, tout en enregistrant l’arrivée d’un nouvel entraîneur. Un changement de mains qui a surpris mais qui, progressivement, a été accepté. Le sport professionnel a ses contraintes et obligations. L’Etoile s’est relevée grâce à l’effort fourni par ses supporters. Elle repart en partie prenante tout comme le CSS qui a fait appel à un technicien de métier. Voici pour ce qui concerne les prétendants.
Mais il n’y a pas que cela. La compétition la saison dernière a été animée par des équipes qui ont fait souffrir tous ceux qui prétendaient au sacre. L’incontournable Stade Tunisien, les équipes du Sud qui ont beaucoup mûri et pris de l’assurance. Cela pourrait-il plaider pour une saison prometteuse qui allumera l’efficacité au niveau national et le retour en force de nos équipes représentatives dans le giron des compétitions continentales ? Possible.
Mais cette saison démarrera aussi avec de sérieuses décisions visant le comportement des supporters. Les clubs ont intérêt à éviter les complications en filtrant leur public, pour éloigner les trublions qui empoisonnent l’atmosphère et les soumettent à des sanctions dont ils pourraient se passer.
Avec l’arrivée d’un homme de métier, Neji Jouini, l’arbitrage est en mesure de se redresser. Ce secteur qui conditionne la bonne ou mauvaise orientation de la compétition. N’oublions pas que l’on prétendait que le champion était «choisi» avant même le coup d’envoi, une réaction qui a fait sourire plus d’un, mais qui donne une idée de l’ambiance pleine de suspicion qui régnait.
La VAR que l’on assure prête pour le départ et une direction de l’arbitrage rénovée suffiront-elles pour relancer l’intérêt et faire revenir la confiance ?



