Question migratoire : la Tunisie respectueuse des conventions internationales
LA question de la migration, notamment clandestine, fait son retour sur la scène de l’actualité aussi bien nationale qu’internationale dans le sens où on a enregistré, ces derniers temps, une série de drames causant des victimes lors de certaines tentatives de passages entreprises par des “candidats” à des traversées risquées des frontières.
En effet, les dernières informations font état de la disparition d’au moins treize personnes dans une embarcation lors d’une traversée irrégulière près de la zone d’El Jdaria à Ben Guerdane et qui devait atteindre les côtes italiennes avec à son bord près d’une vingtaine de personnes.
Sans insister sur les données factuelles, déjà rendues publiques par les différents médias, il est utile de rappeler que, conformément à l’approche prônée par le Chef de l’Etat, la Tunisie demeure attachée aux principes humanitaires et respectueuse des conventions internationales garantissant les droits et la dignité de l’être humain contrairement aux allégations répandues par certaines mauvaises langues malfaisantes à propos de la question migratoire.
Cette approche vient d’être confirmée lors de la récente rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger avec le chef de Mission de l’Organisation internationale pour les migrations en Tunisie (OIM) qui a tenu à se féliciter des résultats du mécanisme de retour volontaire et de réintégration qui a bénéficié, depuis sa mise en œuvre, à plus de vingt-cinq mille candidats en situation irrégulière dont 4 829 migrants depuis le 1er janvier 2026.
Il va de soi que la poursuite de la coordination de l’OIM avec la Tunisie est essentielle pour l’accélération du rythme des opérations de retour volontaire et la garantie d’une réintégration durable des bénéficiaires dans leurs pays d’origine, tout en optant pour une démarche globale de gestion de la question migratoire.
Il faut dire que la politique suivie par notre pays est basée sur le principe de la responsabilité partagée, le respect de la souveraineté des États, de la dignité humaine et des droits de l’homme sans oublier la nécessité de la lutte contre les réseaux de traite des êtres humains et le crime organisé.
Dans le même ordre d’idées, il faut souligner le souci des autorités tunisiennes à maintenir un partenariat positif avec les mécanismes onusiens dont notamment celui de l’OIM en vue d’une plus grande consolidation de la bonne gouvernance du dossier de la migration, plus précisément en ce qui concerne le traitement des causes du phénomène de la migration irrégulière et de poursuite de l’application du mécanisme de retour volontaire.



