Enseignement universitaire: Moscou veut multiplier les bourses pour les étudiants tunisiens
La Russie s’apprête à augmenter progressivement le nombre de bourses d’études accordées aux étudiants tunisiens souhaitant poursuivre leur cursus dans ses universités. Cette initiative s’inscrit dans un plan global visant à faire passer le nombre total de bourses octroyées aux étudiants étrangers de 2 000 actuellement à 5 000 au cours des prochaines années, a annoncé le ministre russe de l’Enseignement supérieur, Valéri Falkov.
S’exprimant auprès de l’envoyé spécial de l’agence TAP à Kazan, en marge du Sommet mondial de la jeunesse, le ministre a affirmé la disposition de son ministère à étudier toute proposition susceptible de consolider la coopération universitaire sino-russe. Il a souligné la volonté constante de Moscou d’implanter des antennes d’universités russes à l’étranger, en particulier dans le monde arabe et islamique.
Selon Falkov, la vision de la coopération internationale portée par son département repose sur le développement de programmes scientifiques et de recherche conjointe à travers ses campus délocalisés. Il a cité en exemple le campus de l’Université de Kazan à Le Caire, un modèle que la Russie souhaite généraliser dans d’autres pays partenaires, à l’instar des expériences menées en Ouzbékistan et en Malaisie.
Le ministre a par ailleurs réitéré l’intérêt de la Russie pour toute proposition tunisienne visant à optimiser les programmes de bourses, en particulier ceux destinés aux étudiants méritants. Pour ces derniers, la Russie se dit prête à prendre en charge l’ensemble des frais universitaires et de vie (logement, couverture médicale, billets d’avion et allocation financière), et ce, pour tous les cycles universitaires (Licence, Master, Doctorat).
La Russie accueille actuellement près de 200 000 étudiants étrangers et compte 35 antennes universitaires à travers le monde. Le pays mise sur la mobilité académique et sur des cursus axés sur la digitalisation et la recherche, notamment en médecine, pharmacie et sciences physiques, tout en développant des projets de recherche conjoints pour le renforcement des compétences. M. Falkov a conclu en soulignant que la politique éducative russe allie pensée critique et technologies modernes, tout en préservant l’identité et les traditions.
La cinquième édition du Sommet mondial de la jeunesse s’est ouverte vendredi à Kazan et s’achève ce samedi, réunissant environ 250 délégués et 1 000 participants issus de 50 pays, dont des responsables politiques, des experts en éducation et culture, ainsi que des dirigeants d’organisations internationales et de jeunes leaders d’opinion.



