Pour une douane au service de l’économie nationale et du citoyen
En pleine mutation, depuis quelque temps déjà, l’écosystème douanier de la Tunisie est en train de se métamorphoser grâce aux multiples réformes engagées en vue de matérialiser le plan stratégique destiné à moderniser le mécanisme douanier et faciliter son rôle de facilitateur des échanges commerciaux et de partenariat avec les différents acteurs économiques.
Et en guise de finalisation de cette stratégie, la Direction générale de la douane vient de dévoiler sa nouvelle charte de gouvernance de l’administration qui constitue une sorte de feuille de route ou encore de guide pour la mise en œuvre dudit plan afin d’atteindre l’objectif escompté, à savoir devenir une véritable “administration efficace et moderne au service de l’économie nationale et du citoyen…”.
Pour conférer l’efficacité souhaitée à ce plan, on espère la réalisation des projets programmés durant la période quinquennale allant de 2026 à 2030 en procédant à la mise à niveau des ressources humaines, de gestion des risques physiques et d’amélioration des infrastructures logistiques.
Il s’agit, certes, d’objectifs ambitieux, mais qui exigent des mesures efficaces pour les concrétiser dont notamment la digitalisation des méthodes d’activité et l’amélioration des conditions et des moyens de travail dans le but de renforcer la transparence et la qualité des services fournis aux citoyens et aux entreprises. C’est dire qu’une tâche colossale est à assumer par les autorités concernées.
D’autres objectifs, et non des moindres, consistent à consolider l’implication des services douaniers dans la protection des frontières, l’amélioration du climat pour les investissements étrangers, le soutien au développement durable sans oublier le volet de l’optimisation du recouvrement des recettes douanières.
Il convient de mentionner les bienfaits du système “Sinda 2”, déjà fonctionnel, qui est appelé à faciliter et à simplifier les rapports et la collaboration avec les institutions financières telles que la Banque centrale de Tunisie (BCT), les banques nationales et les divers services de commerce tout en ayant un impact positif sur les opérateurs économiques et le commun des citoyens grâce, entre autres, à la suppression du recours à la paperasse.
D’autre part, on souligne l’ouverture de la douane tunisienne sur l’environnement international avec la mise en place d’une coopération, qualifiée de fructueuse, avec l’Organisation mondiale des douanes et la Confédération suisse dans l’objectif de renforcer son alignement sur les standards internationaux grâce à la mise à niveau des compétences humaines et à l’intégration des meilleures pratiques internationales en matière de gestion et d’échange de données.
En définitive, les services douaniers tunisiens sont, certes, prêts à atteindre des paliers supérieurs, mais il est utile de rester vigilant afin d’assurer une cohésion optimale entre la douane et les divers intervenants dans la chaîne logistique et de commerce extérieur.



