Economie

Projet « Tanit » – Tourisme alternatif dans le Nord-Ouest – Kef : Femmes rurales et produits touristiques valorisants

  • 30 août 2026
  • 3 min de lecture
Projet « Tanit » – Tourisme alternatif dans le Nord-Ouest – Kef : Femmes rurales et produits touristiques valorisants

La Presse — Au Kef, un autre défi lié à l’écotourisme consiste à transformer les ressources locales en produits destinés aux consommateurs. Nadia Essalehi, présidente de l’Association de valorisation des produits du terroir,travaille avec des femmes en milieu rural pour développer des produits inspirés du patrimoine, en utilisant des techniques de recyclage des chutes de tissu.

Elle explique que le projet « Tanit » a permis à l’association de développer le produit, d’améliorer sa présentation et son emballage, et de collaborer avec les femmes pour concrétiser leurs idées.

Cependant, l’accès au marché demeure l’un des principaux défis, notamment pour les femmes rurales d’El Kef, malgré la maîtrise d’un rare savoir-faire ancestral.

L’Association œuvre, par ailleurs, à préserver et à valoriser les savoir-faire traditionnels de la région du Kef tout en créant des opportunités pour un développement économique local plus inclusif.

« Twiza » : une association engagée dans la promotion du patrimoine et des monuments du Kef

Toujours au Kef, l’association « Twiza » œuvre à promouvoir le tourisme, la culture et le développement social en plaçant le riche patrimoine de la région au cœur de ses initiatives.

Son approche associe, en effet, tourisme durable et inclusion sociale à travers des projets tels qu’un itinéraire cyclable écologique et des initiatives culturelles qui proposent une autre façon de voir la région et son patrimoine.

« Twiza » organise, notamment, ces circuits culturels qui permettent aux participants de découvrir les principaux monuments et sites historiques de la ville.

L’association organise, par ailleurs, des randonnées qui vont de la table de Jugurtha à Hammam Mellègue en passant par Mont Edir.

Des activités qui font encore face à une multitude de défis, relève Meher Jebali, membre de l’association qui cite notamment le manque d’équipement et la nécessité de former le personnel aux activités de plein air et aux premiers secours. Jebali estime, en outre, qu’il est nécessaire de réglementer la profession de guide de montagne et d’organisateur de voyages, expliquant que la Tunisie s’appuie encore principalement sur l’expertise du guide touristique, alors que les activités de montagne requièrent des compétences et une formation différente.

Il pense, en outre, que la réglementation de ce secteur peut contribuer au développement du tourisme de montagne et garantir la sécurité des participants, tout en proposant des formations spécialisées aux professionnels du secteur.

Auteur

Nadia CHAHED

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