Vague de chaleur à Melloulèche : Zéro indemnisation pour les éleveurs de volailles sinistrés non déclarés
Face aux rumeurs faisant état de la perte de 80 % du cheptel avicole dans la délégation de Melloulèche, imputée aux fortes chaleurs et aux coupures d’électricité répétées, l’Union Régionale de l’Agriculture réagit. Intervenant ce dimanche 30 août 2026 auprès de l’agence TAP, le président de l’organisation, Salah Charafeddine, a tenu à clarifier la situation : aucun élevage opérant dans le cadre légal n’a recensé de pertes à ce jour.
L’absence d’agrément, un frein strict aux indemnités d’État
Prises au sérieux, les alertes circulant sur le web ont poussé les autorités à contacter les services officiels afin de vérifier le statut juridique des exploitations touchées. Or, jusqu’à présent, aucun document attestant d’une activité légale n’a été transmis pour débloquer les compensations financières du Fonds des calamités du ministère de l’Agriculture. L’exercice de la profession exige en effet une autorisation officielle et un certificat de qualification pour prétendre aux aides publiques et à la couverture de crise.
Sanctions et risques pour les hors-la-loi
Le Président de l’Union régionale rappelle que le non-respect des normes ne prive pas seulement d’indemnités, mais expose également les exploitants à des amendes et à des poursuites judiciaires.
Au-delà du cadre réglementaire, l’élevage avicole exige un suivi vétérinaire strict et des installations adaptées pour garantir la sécurité sanitaire des consommateurs. S’en affranchir met en péril l’équilibre économique de l’ensemble du secteur. Quant à l’ampleur exacte de l’hécatombe relayée sur les réseaux sociaux, le responsable indique ne pouvoir ni la confirmer ni l’infirmer tant que la légalité des sites impactés reste impossible à prouver.



