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  • 1 septembre 2026
  • 4 min de lecture
Afrique news

Hydrocarbures
Lancement de la première plateforme continentale

La première plateforme panafricaine des appels d’offres du secteur énergétique du continent, créée par l’Organisation des producteurs de pétrole africains (Appo), a été officiellement lancée récemment, avec pour but de favoriser l’accès des entreprises locales  aux marchés énergétiques.

Cette plateforme permettra au continent de renforcer ses capacités industrielles et de créer des opportunités équitables au profit des entreprises africaines. La mise en place de cette plateforme interactive  s’inscrit dans le cadre des efforts de l’Appo visant à favoriser le contenu local dans les appels d’offres du secteur énergétique.

Dans une récente déclaration, le secrétaire général de l’Appo, l’Algérien Farid Ghezali, a indiqué que la plateforme des appels d’offres du secteur énergétique du continent devait notamment permettre de recenser les entreprises africaines et de publier des appels d’offres ouverts en priorité aux sociétés du continent. Le secrétaire général de l’Appo a  également expliqué que cet  outil devrait aboutir à un véritable bulletin africain des appels d’offres, à l’image du Bulletin des appels d’offres du secteur de l’énergie et des mines (Baosem) en Algérie.

Il avait souligné, à ce propos, que l’Afrique dispose de compagnies nationales, publiques et privées, disposant de compétences leur permettant de réaliser de grands projets industriels conformément aux standards internationaux.

L’objectif est aussi de promouvoir les PME locales, aux côtés des grands groupes africains, tout en contribuant à l’émergence d’une chaîne de sous-traitance locale.

Blé
L’Egypte, premier producteur du monde arabe en 2026

L’Egypte devance l’ensemble des pays arabes producteurs de blé, portée par l’extension des surfaces cultivées et la diffusion de variétés à haut rendement.

La production égyptienne devrait atteindre 10,2 millions de tonnes en 2026, contre 9,5 millions en 2025, soit une progression de 7,4 % selon le rapport de la FAO. L’Egypte arrive en tête des producteurs arabes, devant le Maroc et l’Irak, avec 5 millions de tonnes chacun, suivis de l’Algérie avec environ 3,5 millions de tonnes,de la Tunisie avec 1,4 million et de l’Arabie saoudite avec 1,1 million de tonnes.

La FAO estime, par ailleurs, que la récolte 2026 « sera supérieure d’environ 7 % à la moyenne habituelle ». Cette hausse repose principalement sur l’élargissement des superficies consacrées au blé plutôt que sur une amélioration significative des rendements à l’hectare.

La superficie cultivée en blé a atteint 3,76 millions de FED dans (1,58 million d’hectares), en hausse de 600.000 FED dans (252.000 ha) par rapport à la saison précédente.

Cette extension des terres cultivées constitue l’un des principaux leviers mobilisés par les autorités pour accroître la production nationale.

Cette progression s’inscrit dans une politique visant à encourager les agriculteurs à consacrer davantage de terres au blé. Dès la fin août 2025, avant le début des semis, le gouvernement avait fixé le prix d’achat entre 2.250 et 2.350 livres égyptiennes, soit plus de 30% au-dessus des cours mondiaux. À cette incitation financière s’ajoutent la distribution de semences certifiées subventionnées, la mise à disposition d’engrais et le soutien à la mécanisation agricole.

Malgré cette progression de la production locale, l’Egypte reste loin de l’autosuffisance alimentaire : sa consommation annuelle de blé, comprise entre 20 et 20,5 millions de tonnes, dépasse largement sa capacité de production. Les besoins d’importation sont ainsi évalués par la FAO à 13,5 millions de tonnes, soit environ 8% au-dessus de la moyenne habituelle (importations 2021-2026), un approvisionnement assuré pour l’essentiel par la région de la mer Noire, où les prix demeurent compétitifs.

La hausse de la production nationale ne se traduit donc pas, à ce stade, par une autosuffisance : le blé n’en reste pas moins une culture éminemment stratégique pour l’Égypte, en raison notamment de son rôle central dans le système de pain subventionné, dont dépendent environ 70 millions de personnes.

Auteur

Najoua Hizaoui

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