Dans la zone de Fouchana, en bordure de chaussée, le terrain fait partie de l’emprise réservée au projet du Réseau ferroviaire rapide (RFR). Un panneau y signalait encore, il y a quelques mois, l’interdiction de construire sur ce foncier public. Il a aujourd’hui disparu sous le monticule de gravats qui s’est formé à cet endroit.
Ce qui s’y accumule ne laisse aucun doute sur son origine : briques concassées, blocs de béton, plaques de plâtre, restes de carrelage, sacs de ciment éventrés. Des déblais de chantier, déversés la nuit selon les riverains. Aucun contrôle n’est signalé sur place.
Le dépôt gagne également le couvert végétal. Plusieurs arbustes émergent du tas ; l’un d’eux est encore vert, celui qui le jouxte est entièrement desséché. Les racines n’atteignent plus le sol qu’à travers une couche de matériaux qui retient mal l’eau et emmagasine la chaleur.
Au-delà de la question environnementale, la situation concerne un foncier public immobilisé dans l’attente des travaux. Chaque dépôt supplémentaire alourdira le coût et les délais de libération de l’emprise le jour où le chantier sera engagé.
Les déblais ne constituent par ailleurs qu’un aspect du problème. Les abords de l’emprise, dans cette zone de Fouchana, connaissent une extension continue des constructions non réglementées, engagées sans permis et souvent en dehors de tout raccordement aux réseaux. Les gravats déversés sur le terrain proviennent en partie de ces chantiers. La disparition du panneau prive dès lors le secteur du seul repère qui matérialisait encore la limite de l’emprise.
Les riverains demandent l’évacuation des déblais, le rétablissement de la signalisation et un contrôle effectif des accès, ainsi qu’un recensement des constructions édifiées à proximité immédiate du tracé.
B.L



