Un ST dénué de fluidité : En attendant la cohésion…
Les débuts poussifs du Stade Tunisien ne s’expliquent pas seulement par la mise en place d’un tout nouveau projet sportif dirigé par le Portugais Tozé Marreco.
La Presse — Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Stade Tunisien n’a pas été gâté par le calendrier d’entrée de championnat. En effet, les Bardolais ont démarré la saison avec un agenda difficile qui les a vus se mesurer au CSS, puis à l’USM en attendant d’affronter le CA jeudi 17 septembre. Pas de matchs abordables jusque-là, donc, pour l’équipe de Tozé Marreco, et les premiers résultats sont là pour le prouver avec un nul et une défaite en préambule de L1. Cependant, si le Stade a accusé un retard à l’allumage face au CSS, puis a manqué de ténacité face à l’USM, il ne peut que s’en prendre à lui-même. Face aux Sfaxiens, les automatismes collectifs semblaient totalement enrayés en première mi-temps, même si par la suite, l’équipe a pesé et poussé pour revenir. Mais sans lucidité et en l’absence de suite dans les idées du côté du Hedi Ennaifer du Bardo, elle n’a pu forcer la décision vers la fin. Le déplacement au Ribat a, ensuite, mis à nu les difficultés du ST à retrouver tout ce qui a fait sa force les saisons précédentes. Au Mustapha Ben Jannet, même si le onze stadiste a ouvert la marque, les circuits de passe n’étaient pas synchronisés, l’attaque était en rupture technique et la défense prenable en seconde période. Bref, le Stade n’a pu compenser certaines absences dans le jeu par d’autres leviers, tels que l’opportunisme et la justesse.
Absence de décalages et déconnexion des lignes
Au Stade, jusque-là, c’est le manque de liant offensif qui interroge. En clair, quelle combinaison gagnante devant ? Quel choix en attaque avec la présence des Youssef Saafi, Ndiaye, Ouerghemi, Baraket Hmidi, Amine Khemissi et Fakhreddine Ben Youssef ? Que ce soit au Bardo ou à Monastir, les alliages proposés par le technicien portugais n’ont pas fait effet, illustrant cette absence de décalages et de combinaisons à l’approche de la surface adverse. Au Stade aussi, sans parler de déconnexion des lignes, l’on note que les acteurs du milieu de terrain n’arrivent pas jusque-là à dicter le tempo. Là aussi, avec Mam Thioum, Boubaker Camara, Yussuf Touré, Zakaria El Ayeb et Rafaeddine Riahi, il faudra trouver l’accord qui permette à l’entrejeu de servir de véritable plaque tournante par laquelle transite le cuir vers l’attaque. Or, là, sur deux matchs de L1, l’on a remarqué que les transitions étaient hachées, obligeant l’équipe à sauter les lignes la plupart du temps. Bref, même dénués pour l’instant de repères techniques collectifs, certains avants, à l’instar de Ndaye, doivent davantage s’armer de sang-froid, et ce, même si le pragmatisme absolu n’est pas son fort, loin de là !



