Le CA affronte Djoliba ce Samedi à Radès (19h00) : Une copie à revoir en profondeur
Maher Kanzari et son staff doivent absolument se remettre en cause et revoir, en profondeur, certains choix aussi bien techniques que tactiques. Faute de quoi, l’équipe risque de vivre un mauvais scénario lors des prochaines rencontres, notamment en Ligue des champions africaine.
La Presse — Le 10 août dernier, on avait écrit que « l’année 2026-2027 s’annonce tourmentée et incertaine pour le Club Africain », alors qu’il est le champion en titre. On craignait, justement, que cette équipe, comme cela était le cas des années durant, retrouve ses vieux démons et s’enfonce, ainsi, dans la perplexité, suite au changement polémique du cadre technique ou encore certains recrutements surprenants qui ont forcé l’appréhension et les inquiétudes des uns et des autres, car sans fondements. On parle, notamment, de Maher Kanzari et du « vétéran espérantiste » Yassine Meriah.
Mais, en même temps, on a cherché à temporiser en leur accordant le bénéfice de doute, tout en espérant une bonne surprise. On se disait, même, que le nouveau technicien, tout comme l’ancien défenseur espérantiste, « pourraient réécrire l’histoire du club, et leur propre histoire surtout ». Mais voilà, deux journées seulement, et la déception est déjà au rendez-vous. Et notre Yassine Mériah, d’abord, a justifié, à lui seul, toutes les appréhensions. Tout au long des deux rencontres, étant un titulaire en force, l’ex-espérantiste est apparu totalement transparent, hésitant, trop lent, multipliant les erreurs impardonnables, les unes après les autres, et incapable d’anticiper ou de contenir son espace. Et n’étant le manque de confiance et la timidité des deux adversaires, l’issue aurait été désastreuse et lourde de conséquences.
Trop de déchets…
Mériah vient de confirmer, donc, et comme le disaient, déjà, certains observateurs, que son recrutement n’est autre qu’une transaction commerciale planifiée et bien gérée par Faouzi Benzarti et son fils, agent de joueurs.
Pour ce qui est de Maher Kanzari, le doute est désormais profond. En atteste son entêtement à imposer l’ex-défenseur espérantiste comme un titulaire incontournable malgré les bévues impardonnables de la première journée. Et on peut dire, ainsi, que le technicien clubiste a raté, en termes de jeu, ses deux premières sorties, avec un fond de jeu peu convaincant et des joueurs peu impliqués. Ce qui met en cause, encore plus, la fiabilité des choix de Kanzari, c’est qu’il avait d’autres possibilités beaucoup plus intéressantes, notamment au niveau des jeunes.
L’entraîneur n’a pas réussi, également, à bien préparer mentalement ses joueurs, certains soi-disant cadres notamment. On pense, en premier lieu, à un Zaâlouni totalement effacé et brouillon et qui semble incapable de se libérer du derby du sacre de l’exercice précédent. D’ailleurs, tout le monde reconnaît que le brassard de capitaine accordé à ce joueur est une décision déplacée et irréfléchie. Zaâlouni n’a ni le charisme ni la stature nécessaire pour fédérer ou gérer. Une décision totalement irresponsable et qui mérite d’être revue rapidement. Tout comme d’autres choix aussi bien techniques que tactiques. Faute de quoi, l’on risque de subir un réel calvaire footballistique lors de la double confrontation contre Djoliba AC en Ligue des champions africaine.



