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STEG : après le prêt de 1,3 milliard, Sghairi demande des explications sur les coupures

  • 4 septembre 2026
  • 4 min de lecture
STEG : après le prêt de 1,3 milliard, Sghairi demande des explications sur les coupures

Cinquante-six députés ont présenté une demande pour la tenue d’une séance plénière exceptionnelle durant les vacances parlementaires, sur fond de crises liées notamment aux coupures récurrentes d’électricité et d’eau. L’annonce a été faite vendredi 4 septembre 2026 par le député Dhafer Sghairi, qui a également appelé à un retour au dialogue et à davantage de communication entre les autorités et les citoyens.

Intervenant sur les ondes d’Express FM, Dhafer Sghairi a indiqué que cette demande intervient dans un contexte marqué par plusieurs difficultés auxquelles sont confrontés les citoyens, notamment les perturbations dans l’approvisionnement en électricité et en eau.

Le député a rappelé que l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) avait approuvé un prêt de 1,3 milliard de dinars au profit de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Il s’est toutefois interrogé sur les raisons pour lesquelles les députés n’avaient pas été informés à l’avance de la possibilité de voir les citoyens subir des coupures d’électricité de plusieurs heures dans différentes régions du pays.

“Les députés sont au service du peuple, pas du gouvernement”

Dhafer Sghairi a par ailleurs tenu à rappeler les prérogatives du Parlement, estimant que son rôle consiste principalement à examiner les projets de loi et à se prononcer sur leur adoption ou leur rejet.

Selon lui, l’élaboration et la rédaction des projets de loi relèvent de la responsabilité du gouvernement, particulièrement lorsqu’il s’agit de textes considérés comme prioritaires par l’Exécutif.

Le député a également pointé du doigt certaines difficultés dans les relations entre le pouvoir exécutif et le Parlement. Il a estimé que le problème ne se limite pas au retard dans la publication des textes réglementaires, mais concerne également la réticence de certains ministres et responsables administratifs à répondre aux mécanismes de contrôle parlementaire.

“Les députés sont au service du peuple tunisien et de l’État, et non du gouvernement”, a-t-il déclaré, rappelant que le député représente le peuple et non le pouvoir exécutif.

Un déficit de communication en période de crise

Pour Sghairi, l’un des principaux problèmes dans la gestion des crises réside dans l’insuffisance de la communication officielle avec les citoyens.

Il a estimé que l’absence de responsables pour expliquer la situation, rassurer la population et communiquer sur les mesures prises favorise la propagation des rumeurs et complique davantage la gestion des crises.

Le député a appelé à davantage d’anticipation, estimant que les autorités doivent prendre les mesures nécessaires avant que les difficultés ne s’aggravent.

Il a également défendu le principe d’un « État social » capable de garantir les services essentiels aux citoyens, notamment l’électricité, l’eau, le transport et les soins de santé, indépendamment du coût de ces services.

Appel à saisir l’initiative de dialogue

Sur le plan politique, Dhafer Sghairi a appelé à une réaction positive à l’initiative lancée par l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la Ligue tunisienne des droits de l’Homme et l’Ordre des avocats.

Il a insisté sur l’importance du dialogue et de la médiation dans la conjoncture actuelle, estimant que la Tunisie doit “revenir au dialogue aujourd’hui plutôt que demain”.

Selon lui, l’absence de dialogue constitue une situation dans laquelle « tout le monde perd », sans permettre à aucune partie de réaliser de véritables acquis, tandis que le pays « recule ».

Le député a, dans ce contexte, souligné le rôle des organisations et composantes de la société civile dans la vie publique, rappelant que la Constitution leur reconnaît une place importante.

Interrogé sur la question d’un éventuel changement gouvernemental, Dhafer Sghairi a estimé que le renouvellement des responsables ne suffit pas, à lui seul, à résoudre les problèmes.

“Le changement des personnes n’a rien changé”, a-t-il affirmé, appelant à instaurer un minimum de stabilité dans les nominations ministérielles.

Pour le député, la question ne réside pas tant dans l’identité des ministres que dans leur capacité à mettre en œuvre les engagements annoncés, à respecter les promesses faites et surtout à produire des résultats concrets.

M.B

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M. B

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