La Fédération de l’enseignement supérieur rejette la méthode de révision les statuts académiques du ministère
La Fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, affiliée à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a annoncé ce mardi 8 septembre 2026 via un communiqué officiel, son rejet total de la procédure engagée par le ministère de l’Enseignement supérieur pour modifier les statuts des enseignants universitaires et qu’elle qualifie de unilatérale. Ceci fait suite aux décisions du Conseil des universités réuni le 2 septembre 2026, afin de bloquer la restructuration segmentée des corps académiques et tend à contraindre l’autorité de tutelle à réactiver les commissions mixtes de négociation.
Confrontée aux décisions prises par les instances administratives des bureaux étatiques, la Fédération, annonce le même communiqué, a bloqué le processus de transition administrative en refusant tout ajustement textuel séparé. Les cadres syndicaux soulignent que la tentative du ministère de modifier le décret spécifique des enseignants-chercheurs, tout en excluant les technologues, les agrégés et les corps auxiliaires des réévaluations budgétaires, représente une erreur structurelle profonde. « Choisir de mener une modification isolée des statuts en dehors d’un cadre global et simultané conduira inévitablement à aggraver le climat social à l’intérieur des facultés et à approfondir le fossé de confiance avec le ministère », lit-on.
Le rapport de diagnostic compilé par les commissions techniques conjointes met en exergue qu’un texte réglementaire complet avait déjà été soumis aux bureaux du cabinet après un long processus de consultation nationale. Les sections syndicales avaient, note-t-on encore, organisé de multiples journées d’étude et des séminaires régionaux pour collecter les exigences académiques et scientifiques de milliers d’universitaires. Les structures syndicales jugent « le virage actuel du ministère, qui ignore totalement les accords de compromis précédents conclus avant les sessions d’hiver, comme un manquement inacceptable à la continuité administrative. Les propositions techniques présentées par notre syndicat étaient le résultat d’un large mécanisme participatif qui ne peut être effacé par une simple note ministérielle », a-t-on indiqué pour rappeler à l’administration centrale le cadre légal régissant les négociations paritaires.
Face à ce qu’elle décrit comme un « coup de force institutionnel contre les droits syndicaux », la fédération prépare une série d’assemblées générales dans tous les rectorats régionaux pour décider des modalités de riposte appropriées. « Les instances syndicales exigent de l’autorité de tutelle un retour immédiat à la table des négociations sous la supervision de la commission mixte, avec l’engagement écrit explicite d’intégrer l’ensemble des corps universitaires dans les futurs décrets statutaires », conclue-t-on Et le communiqué de conclure sur un ton annonçant une possibilité d’escalade.
S.R.



