Ordre mondial en mutation : Kaïs Saïed appelle le monde arabe à « prendre l’initiative »
Le Président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier mardi au palais de Carthage, le nouveau secrétaire général de la Ligue des États arabes, Nabil Fahmi.
À l’entame de l’entretien, le Chef de l’État a adressé ses félicitations à M. Fahmi pour sa prise de fonctions, lui souhaitant plein succès dans sa mission au regard de la conjoncture délicate que traverse la région arabe et d’un contexte international inédit marqué par des mutations profondes et accélérées.
Kaïs Saïed est revenu sur les grandes étapes historiques de la Ligue arabe depuis sa création le 22 mars 1945, rappelant les efforts successifs d’amendement de sa charte fondatrice et de réforme des institutions de l’action arabe commune, tout en évoquant le transfert du siège de l’organisation du Caire à Tunis en 1979, avant son retour dans la capitale égyptienne en 1990.
Le Président de la République a affirmé qu’un nouvel ordre mondial et humain est en gestation, soulignant que les bouleversements actuels et les défis partagés imposent une action collective solidaire. Cet élan doit viser, selon lui, à consolider l’action arabe commune, à moderniser ses mécanismes et à préserver les acquis de la Nation, avec en tête la défense indéfectible des droits légitimes du peuple palestinien à établir son État indépendant et pleinement souverain sur l’ensemble de la terre de Palestine, avec Al-Qods Al-Sharif pour capitale.
Insistant sur la nécessité d’élargir la coopération arabe aux domaines économique, sécuritaire et scientifique selon des approches novatrices, Kaïs Saïed a également appelé à une intégration lucide dans la révolution communicationnelle afin de garantir aux pays arabes une voix influente et un rôle actif dans la prise de décision internationale.
Le Chef de l’État a par ailleurs estimé qu’il est temps pour la Nation arabe de prendre l’initiative et de faire bloc contre les tentatives de division, d’émiettement et les menaces existentielles, rejetant toute imposition de nouveaux accords de type « SykesPicot ». Enfin, il a réaffirmé le rôle central que doit retrouver l’État national pour garantir une vie digne au citoyen arabe et redonner confiance à la jeunesse en son avenir, à l’abri de toute aliénation intellectuelle et civilisationnelle.



