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La Tunisie dénonce le recul du droit international et appelle à un nouvel ordre mondial plus juste

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  • 10 septembre 2026
  • 3 min de lecture
La Tunisie dénonce le recul du droit international et appelle à un nouvel ordre mondial plus juste

La Tunisie a mis en garde mercredi contre les « graves déséquilibres » de la situation internationale actuelle, marquée par la multiplication des conflits et des agressions armées en violation flagrante de la Charte des Nations unies, dénonçant le recul du droit international face à la puissance militaire.

Cette position a été exprimée par la Mission permanente de la Tunisie auprès de l’ONU à Genève, dans une déclaration prononcée au nom de Tunis lors d’un dialogue interactif avec George Katrougalos, expert indépendant de l’ONU sur la promotion d’un ordre international démocratique et équitable, dans le cadre de la 63e session ordinaire du Conseil des droits de l’homme.

La Tunisie a appelé à l’instauration d’un ordre international multipolaire fondé sur les principes de la Charte de l’ONU, le respect du droit international, la souveraineté et l’égalité des Etats, ainsi que la non-ingérence dans leurs affaires intérieures et le règlement pacifique des différends.

Elle a également plaidé pour l’abandon de l’utilisation de la domination économique comme moyen de pression politique sur les pays en développement et pour que toutes les violations du droit international fassent l’objet de poursuites et de sanctions.

La mission tunisienne a réaffirmé que la paix ne pouvait être fondée sur le « deux poids, deux mesures » ou sur des rapports de force déséquilibrés, mais devait reposer sur l’indépendance de la décision nationale, la justice et l’équité, ainsi que sur le droit des peuples à l’autodétermination.

Dans ce contexte, elle a réitéré le soutien de la Tunisie aux droits « légitimes et inaliénables » du peuple palestinien à établir son Etat indépendant sur l’ensemble de la Palestine, avec Al-Qods pour capitale.

Tunis a par ailleurs appelé à un nouvel ordre international accordant une représentation accrue aux pays du Sud, notamment africains, dans les instances de décision, réitérant la nécessité d’accélérer la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, jugé incapable de jouer pleinement le rôle qui lui est dévolu.

La Tunisie a enfin appelé à une réforme du système financier mondial afin de le rendre plus juste et inclusif, permettant de financer réellement le développement et de lutter contre la pauvreté, notamment à travers l’annulation, l’allègement ou la restructuration de la dette des pays pauvres, ainsi que l’accélération des procédures de restitution des fonds détournés et transférés à l’étranger.

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Auteur

La Presse

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