Cinq ministères mobilisés : La rentrée scolaire érigée en priorité d’État
Le Président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, hier au palais de Carthage, une réunion ministérielle consacrée aux préparatifs de la rentrée scolaire et universitaire et aux contours de la réforme globale du système éducatif.
Ont pris part à cette réunion les ministres de l’Intérieur, Khaled Nouri, des Affaires sociales, Issam Lahmar, de l’Éducation, Noureddine Nouri, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaïd, ainsi que de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued.
En ouverture des travaux, le Chef de l’État a souligné que le processus de réforme de l’éducation et de l’enseignement est d’ores et déjà enclenché et prendra le temps nécessaire à son aboutissement. Il a toutefois insisté sur l’interdiction formelle de toute erreur, rappelant que «tout choix malavisé ne peut être rattrapé qu’après près de deux décennies».
Dans l’attente de la concrétisation de cette refonte — visant à instaurer un enseignement national accessible à tous sur un pied d’égalité —, Kaïs Saïed a appelé à une préparation rigoureuse de la rentrée, déjà entamée dans plusieurs établissements universitaires et imminente pour le reste des cycles scolaire et supérieur.
Le Président a ainsi ordonné de pallier sans délai les défaillances constatées et de redoubler d’efforts dans les domaines suivants :
• L’infrastructure : entretien et sécurisation des espaces d’enseignement et de leurs abords immédiats ;
• La logistique et la santé : renforcement des transports scolaires et suivi sanitaire des élèves;
• La sécurité publique : protection renforcée des apprenants aux abords des établissements ainsi que sur leurs trajets quotidiens.
Sur un autre plan, le Chef de l’État a insisté sur l’impératif de soutenir les élèves en situation précaire ou confrontés à des difficultés de déplacement, soulignant que l’éloignement et les dangers de la route sont des facteurs majeurs de décrochage scolaire. Il a préconisé la distribution gratuite de fournitures scolaires et la garantie des prestations de cantine, réaffirmant que la Tunisie peut consolider son rayonnement à travers un enseignement national, démocratique et inclusif, capable d’éradiquer l’analphabétisme et toutes les formes d’aliénation.



