Sud du Liban : une explosion massive de l’entité sioniste fait trembler la terre, une secousse de 4,1 enregistrée
Une puissante explosion a secoué jeudi 10 septembre 2026 la région de Nabatiyeh, dans le sud du Liban, après la destruction par l’entité sioniste d’une importante infrastructure souterraine attribuée au Hezbollah dans le secteur d’Ali al-Taher. Un événement sismique de magnitude 4,1 a été enregistré dans la zone, selon les données de l’US Geological Survey (USGS).
L’armée sioniste a annoncé avoir achevé une opération visant une infrastructure souterraine présentée comme un important complexe militaire du Hezbollah, situé sous la crête d’Ali al-Taher, à proximité de Nabatiyeh.
Selon les informations communiquées par l’armée sioniste, le réseau souterrain s’étendait sur plus de deux kilomètres. Il comprenait notamment un complexe de commandement attribué à l’unité Badr du Hezbollah, des centres de commandement, des dépôts d’armes ainsi que des espaces de vie.
L’armée sioniste affirme également avoir découvert dans cette infrastructure des quantités importantes de roquettes, missiles, drones, missiles antichars, mines et explosifs. Ces éléments relèvent toutefois des déclarations de la partie sioniste et n’ont pas été vérifiés de manière indépendante.
Une explosion ressentie dans plusieurs secteurs
La destruction du complexe a été accompagnée d’une très forte explosion, dont les détonations et les secousses ont été ressenties dans plusieurs secteurs de Nabatiyeh et de ses environs, selon l’agence nationale d’information libanaise NNA, citée par Reuters.
Dans la foulée de l’explosion, l’US Geological Survey (USGS) a enregistré un événement sismique de magnitude 4,1 dans le secteur.
Pour des raisons de précision scientifique, les données disponibles permettent d’établir la concomitance entre les puissantes explosions et l’enregistrement de cet événement sismique, mais ne permettent pas d’affirmer à elles seules qu’il s’agissait d’un séisme naturel directement provoqué par l’explosion.
Une infrastructure présentée comme stratégique
Selon l’armée sioniste, l’infrastructure aurait été construite sur une période de près de deux décennies et aurait servi de centre stratégique au Hezbollah dans le sud du Liban.
L’armée sioniste affirme avoir pris le contrôle opérationnel de la zone, aussi bien en surface que sous terre, après plusieurs opérations militaires menées dans le secteur.
Le Premier ministre de l’entité sioniste, Benjamin Netanyahu, et son ministre de la Défense, Israel Katz, ont pour leur part affirmé que l’opération avait permis d’achever la consolidation de ce qu’ils présentent comme une “zone de sécurité” dans le sud du Liban.
Les forces sionistes devraient rester déployées dans le secteur, selon cette déclaration.
Plus de 4.300 morts depuis le début des hostilités
La destruction de cette infrastructure intervient dans un contexte de fortes tensions persistantes dans le sud du Liban, malgré le cessez-le-feu conclu en juin.
Les affrontements et les frappes se poursuivent dans plusieurs secteurs, alors que les autorités libanaises font état de plus de 4.300 morts depuis le début de cette nouvelle phase des hostilités, selon des données rapportées par Reuters.
La crête d’Ali al-Taher, située à environ 15 kilomètres de la frontière avec l’entité sioniste, constitue ainsi l’un des points stratégiques du sud du Liban.
L’opération annoncée par l’armée sioniste marque une nouvelle étape dans les opérations visant les infrastructures souterraines attribuées au Hezbollah dans cette région, sur fond de tensions persistantes et de fragilité du cessez-le-feu.
M.B



