Des faits et des chiffres
5,4 %
Selon le rapport « L’Afrique en chiffres » d’Afreximbank, les échanges commerciaux entre pays africains ont enregistré une progression de 5,4 % en 2024, pour atteindre 206,6 milliards de dollars. Une évolution qui témoigne du potentiel considérable du marché continental, même si l’intégration économique africaine reste encore confrontée à plusieurs difficultés.
Les entreprises opérant sur le continent continuent notamment de souffrir d’un déficit d’information sur les débouchés existants, d’un environnement réglementaire parfois complexe ou insuffisamment lisible et d’un accès encore limité aux financements nécessaires au développement du commerce.
Pour renforcer les échanges intra-africains, Afreximbank s’appuie notamment sur la Foire commerciale intra-africaine (Iatf), devenue l’un des principaux rendez-vous dédiés à l’intégration économique du continent. Sa quatrième édition, organisée à Alger, a ainsi permis de conclure près de 50 milliards de dollars d’accords commerciaux et d’investissement.
La prochaine édition, l’Iatf 2027, est prévue à Lagos du 5 au 11 novembre 2027. Les organisateurs ambitionnent de dépasser le seuil de 50 milliards de dollars d’accords, tout en réunissant plus de 100.000 visiteurs et quelque 2.500 exposants.
6,14
Au cours des huit premiers mois de 2026, les Tunisiens résidant à l’étranger ont transféré 6,14 milliards de dinars vers l’économie nationale, soit l’équivalent d’environ 2,1 milliards de dollars, selon « Ecoweek ». Ces transferts progressent de 5,3 % en dinars sur un an, mais de seulement 3,9 % lorsqu’ils sont exprimés en dollars.
Cet écart s’explique notamment par l’évolution des taux de change. La progression enregistrée en monnaie nationale ne traduit donc pas nécessairement une hausse équivalente des montants transférés lorsqu’ils sont convertis en dollars.
La dynamique apparaît surtout moins vigoureuse que lors des années précédentes.
En dollars, les transferts avaient progressé de 9 % en 2023, de 7 % en 2024 et de 11,7 % en 2025, avant de ralentir sensiblement pour atteindre 3,9 % en 2026.
Ce fléchissement ne remet toutefois pas en cause le rôle essentiel de ces ressources pour l’économie tunisienne. Elles représentent toujours 3,4 % du PIB, un niveau stable depuis 2024. Leur relative régularité en fait également une source de devises particulièrement prévisible, notamment en comparaison avec des recettes plus sensibles aux fluctuations économiques, comme celles du tourisme ou certains flux d’investissements étrangers.
Autre constat marquant : les transferts des Tunisiens établis à l’étranger dépassent désormais les recettes générées par l’activité touristique. Sur les huit premiers mois de l’année, le secteur du tourisme a rapporté 5,52 milliards de dinars, soit environ 620 millions de dinars de moins que les sommes envoyées par la diaspora.
440,75
Selon la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (Ccitf), la France demeure à la fois le principal investisseur étranger, le premier débouché des exportations tunisiennes et le premier marché touristique européen. Entre janvier et juin 2026, les investissements directs français ont atteint 440,75 millions de dinars, en hausse de 5,3 % sur un an. Ils représentent 28,5 % des IDE enregistrés hors énergie.
Au total, 241 projets ont été recensés, avec à la clé 2.680 nouveaux emplois. L’industrie concentre l’essentiel des investissements, notamment dans les filières électrique et électronique, mécanique et métallurgique, ainsi que dans la plasturgie et le textile-habillement.
Les échanges commerciaux ont totalisé 13,278 milliards de dinars sur les six premiers mois de l’année. Les exportations tunisiennes vers la France se sont élevées à 7,853 milliards de dinars, soit 22,7 % des exportations nationales. Les importations ont atteint 5,425 milliards de dinars, laissant à la Tunisie un excédent de 2,429 milliards de dinars.
Sur le plan touristique, 518.113 visiteurs français ont séjourné en Tunisie durant la même période, soit une progression de 2,5 %. La France conserve ainsi sa position de premier marché touristique européen pour la destination tunisienne.



