Le Président Saïed prend les devants : La rentrée scolaire sous les meilleurs auspices
La Tunisie entière s’apprête à vivre l’événement annuel consistant en la rentrée scolaire qui aura lieu demain, 15 septembre, et dont les préparatifs bénéficient d’un intérêt majeur de la part de toutes les citoyennes et tous les citoyens et, bien entendu, de la magistrature suprême, au point d’être érigée en priorité de l’Etat.
La Presse — En effet, le Chef de l’Etat vient de présider une réunion élargie regroupant les ministres de l’Intérieur, des Affaires sociales, de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de l’Emploi et de la Formation professionnelle et au cours de laquelle il a réaffirmé que la réforme de l’éducation a démarré et qu’elle prendra le temps qu’il faut, tout en assurant que, dans ce cas, elle nécessite de la rigueur et du discernement car, selon ses propres termes, «tout choix erroné ne peut être corrigé qu’après vingt ans».
Ainsi, le processus de réforme du système éducatif semble s’inscrire dans la durée tout en s’assurant d’avoir les atouts nécessaires à la réussite des choix retenus en se faisant accompagner par les compétences dévolues au Conseil supérieur de l’Éducation et de l’enseignement dont les commodités de fonctionnement sont déjà bien en place.
Puis, tout en plaidant pour des préparatifs sérieux pour la saison actuelle, déjà entamée pour certaines filières de l’enseignement supérieur, le Président Kaïs Saïed a insisté sur l’obligation de concrétiser l’objectif évident en vue de mettre en œuvre un enseignement national accessible à tous sur un pied d’égalité, sans oublier de remédier à bon nombre d’insuffisance dans les espaces éducatifs, plus précisément pour tout ce qui touche au transport scolaire, la santé et la sécurité aux abords des établissements et le trajet.
Plus encore, l’accent a été mis en avant quant à la nécessité de l’émergence d’un enseignement national démocratique, sans discrimination et capable d’éradiquer toutes formes d’analphabétisme et d’aliénation culturelle, en plus de la fibre sociale dans le projet présidentiel, à savoir la prise en charge des élèves en difficulté de mobilité dont bon nombre abandonnent l’école par manque de moyens de transport ou par crainte des risques du trajet, d’où la mise en place de mécanismes pour leur garantir la gratuité des fournitures scolaires et du droit d’accès à la cantine scolaire.
Autant dire que toutes les conditions favorables sont, désormais, réunies pour concrétiser le principe faisant de l’éducation un pilier de la reconstruction nationale grâce à la consécration de son obligation jusqu’à l’âge de seize ans, comme le stipulent les textes de la Constitution afin de mettre un terme au fléau de l’analphabétisme.
Il faut rappeler que le défi est énorme dans la mesure où entre 2,3 et 2,4 millions élèves sont attendus pour remplir les bancs des diverses écoles à travers les différentes régions du pays, sachant que, numérisation oblige, on recense, déjà, pas moins de 1,89 million d’élèves déjà inscrits par le biais de la plateforme officielle de la «Vie scolaire», soit un taux élevé de 90 pour cent de l’effectif concerné, sans oublier que plus de 430 mille élèves issus de familles à faible revenu bénéficient d’une aide sociale consistant en une allocation de rentrée de cent dinars par enfant.
Autre point positif au crédit des autorités compétentes, les énormes efforts déployés en vue de la réhabilitation et l’équipement des établissements scolaires avec une enveloppe de l’ordre de 672 millions de dinars, soit 40 MD de plus que le montant consacré lors de la rentrée précédente, sachant que ces sommes touchent notamment la maintenance des établissement scolaires avec une remise à niveau du parc existant, en l’occurrence bâtiments, salles de classe et différents espaces, afin de garantir aux élèves un accueil et des études dans de meilleures conditions, outre la création de trois cents nouveaux espaces d’enseignement, pour un investissement dépassant les 150 millions de dinars.
Ainsi, grâce à une sollicitude présidentielle particulière et continue et des efforts soutenus des diverses parties intervenantes, la rentrée scolaire 2026/2027 se présente sous les meilleurs auspices, tout en rappelant qu’il faut rester sur la brèche pour éviter les imprévus.



