La veille du démarrage de l’année scolaire : le syndicat de l’enseignement secondaire lance déjà des avertissements
Décidément, l’année scolaire qu’on s’apprête à entamer ne sera pas une sinécure ! Au lieu d’avoir les yeux rivés sur la fourniture manquante et se pencher sur l’achèvement des dernières retouches, les parents ne vont pas avoir le vent en poupe si l’on croit à la couleur de l’année annoncée par le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, Mohamed Safi ! Ce dernier a justement donné le ton d’une rentrée scolaire parée d’embûches.
S’exprimant ce matin du lundi 14 septembre 2026 au micro de Jawhara FM à l’occasion du coup d’envoi de l’année scolaire, le dirigeant syndical a laissé entendre que l’année ne sera certainement pas un long fleuve tranquille tant des mouvements de protestation sont déjà au programme. De fait, tout en adressant un premier message d’avertissement adressé à l’autorité de tutelle en cette veille de rentrée, Mohamed Safi a dénoncé ce qu’il a qualifié de « blocage persistant des négociations sectorielles » et « d’absence de réponses claires de la part de l’administration centrale ». Tout en rappelant les revendications matérielles et professionnelles du corps enseignant, l’intervenant a ainsi dessiné un climat scolaire qui serait imprégné de tension au grand dam des élèves et de leurs familles. Le syndicaliste a justifié cette décision d’entamer l’année avec des grèves en mentionnant « une accumulation de dossiers réglementaires laissés en suspens par les précédents conseils ministériels ». Sur un ton prêt à l’escalade il a indiqué que « les structures syndicales contestent les nominations unilatérales et exigent la réouverture immédiate des négociations autour de la revalorisation des primes de rentrée, de la régularisation de la situation des enseignants suppléants et de la révision des statuts particuliers » a indiqué Mohamed Safi tout en soulignant que la centrale ouvrière « refuse les politiques du fait accompli qui dégradent le pouvoir d’achat des professeurs et accentuent la précarité au sein des établissements publics ».
Il a toutefois conclu son intervention en nuançant : « la direction de la fédération refuse toute stratégie de blocage systématique qui pénaliserait le parcours académique des élèves », dit-il. Le responsable a dans ce même sens précisé que les rassemblements de protestation et les arrêts de travail partiels validés par les commissions administratives ne visent pas l’élève, mais « constituent des outils de pression légitimes pour contraindre le ministère à restaurer un dialogue paritaire sérieux, et non une tentative de saboter l’année scolaire ». Cependant et aussi invraisemblable que cela puisse paraître, les structures syndicales qui se disent soucieuses du bon déroulement de l’année scolaire, conditionnent la stabilité des prochains mois au respect des revendications du corps enseignant et des accords signés, se disant « prêtes à intensifier les actions de terrain si les canaux de négociation restent fermés ».
Visiblement les élèves sont toujours sacrifiés sur l’autel dans un bras de fer qui n’est pas censé les concerner ! Ils sont pris en otage dans des querelles interminable entre la tutelle d’un côté et les syndicalistes de l’autre… Et ce sont élèves et parents qui en payent la facture au prix d’un apprentissage qui boîte et un emploi de temps interrompu par des grèves…



