Dans le cadre des préparatifs de la saison agricole, le diagnostic posé sur les capacités de production céréalière dans le nord-ouest suscite de réels motifs d’espoir. Ne semblant pas prêts à céder à l’incertitude climatique, les professionnels du secteur agricole de la région se retroussent les manches annonçant une carte agricole régionale restructurée et qui tend à imposer une relance vigoureuse de la filière.
C’est en effet ce qu’on déduit ce lundi 14 septembre 2026 des propos du chef du bureau des grandes cultures du Commissariat régional au développement agricole de Siliana, Mohamed Taher Azzouz. Ce dernier annonce la programmation de 155 000 hectares exclusivement dédiés aux céréales pour la session 2026-2027. Tout en dénonçant les retards d’approvisionnement il prône la distribution des semences sélectionnées en haut des listes prioritaires afin de maximiser le rendement des sols.
Détaillant ce plan sectoriel dans une déclaration officielle, M. Azzouz a évoqué le dispositif logistique qui s’intègre dans une superficie globale de 204 000 hectares alloués aux grandes cultures. « Les emblavures programmées se répartissent de façon stricte entre 80 000 hectares de blé dur, 61 000 hectares d’orge, 13 500 hectares de blé tendre et 500 hectares de triticale », annonce-t-il.
Et d’ajouter que pour soutenir cette assise foncière, le quota régional de semences sélectionnées est fermement fixé à 63 700 quintaux. « Les services techniques ont déjà amorcé les livraisons sur le terrain depuis le 28 août dernier avec un premier volume de 6600 quintaux stockés dans les centres de distribution, parallèlement à l’approvisionnement en cours de 4000 quintaux de super 45 et de 900 quintaux d’ammonitre », note l’intervenant.
Abordant le volet des conditions climatiques, Mohamed Taher Azzouz a valorisé l’impact des précipitations enregistrées ces derniers jours. « Ces pluies facilitent grandement la préparation des lits de semence et offrent une excellente humidité des sols », lance-t-il. Et de poursuivre que les ingénieurs des laboratoires de l’office régional ont entamé des prélèvements systématiques d’échantillons de terre pour ajuster les apports en fertilisants et corriger les maladies de la terre.
Pour ce qui est de la souveraineté alimentaire nationale, Azouz a plaidé pour une vision stratégique et à long terme qui soit à même de garantir la continuité des approvisionnements en engrais DAP. Et ce, pour écarter tout risque de rupture ».
S.R



