La guerre contre l’Iran coûte déjà 38 milliards de dollars aux États-Unis
Le Bureau du Congrès pour le budget (CBO) américain a estimé qu’au 1er août 2026, le conflit avec l’Iran avait coûté au ministère de la Défense environ 38 milliards de dollars.
Ce montant correspond aux dépenses liées au remplacement des munitions consommées et des équipements perdus au combat, à l’augmentation des heures de vol, aux autres opérations et à la hausse des coûts en carburant. Il tient également compte du fait que la phase initiale et intense du conflit a duré un peu plus d’un mois et que relativement peu de forces américaines ont été mobilisées, comparativement aux opérations américaines bien plus importantes et prolongées en Irak et en Afghanistan, a indiqué le CBO dans un rapport publié mardi.
Cette estimation ne comprend pas les coûts assurés par d’autres services du gouvernement fédéral, ni les dépenses déjà inscrites au budget fédéral, telles que les frais de fonctionnement de base des forces militaires engagées dans le conflit.
A mesure que le conflit se prolonge, les dépenses du ministère de la Défense continueront d’augmenter. Le CBO estime qu’en cas de faible niveau de violence, un mois supplémentaire de conflit coûterait deux milliards de dollars ; si l’intensité du conflit augmente, le coût mensuel monterait à trois milliards de dollars. Les dépenses mensuelles pourraient être encore plus élevées si la violence s’intensifiait davantage.
D’après le CBO, le principal impact économique de la guerre contre l’Iran réside dans les pressions inflationnistes provoquées par la baisse des livraisons de pétrole et de gaz naturel passant par le détroit d’Ormuz, ainsi que par les perturbations de la navigation en mer Rouge.
Selon l’évaluation du CBO, dans un contexte de prix de l’énergie plus élevés, l’inflation annuelle de l’indice des dépenses de consommation personnelles (PCE) sera supérieure de 0,5 point de pourcentage au premier trimestre 2027 par rapport aux prévisions de février 2026, et l’inflation PCE de base dépassera de 0,3 point de pourcentage les prévisions antérieures.
Cet organisme non partisan estime que ces taux d’inflation plus élevés feront monter les taux d’intérêt des titres du Trésor. Les taux des bons du Trésor à trois mois seront supérieurs de près de 0,2 point de pourcentage en 2026 par rapport aux estimations de février. Au premier semestre 2027, ces taux ne dépasseront les prévisions antérieures que de moins de 0,1 point de pourcentage.
Le CBO a précisé qu’il n’était pas en mesure d’évaluer les coûts supplémentaires potentiels du conflit liés aux opérations diplomatiques et à l’aide étrangère, car ces dépenses dépendraient de l’issue du conflit.



