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Lutte contre les stupéfiants : l’avocat Ahmed Gharbi appelle à aligner la loi 52 sur la législation antiterroriste

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  • 16 septembre 2026
  • 2 min de lecture
Lutte contre les stupéfiants : l’avocat Ahmed Gharbi appelle à aligner la loi 52 sur la législation antiterroriste

« Désormais, la stratégie de répression pénale contre le trafic de stupéfiants, cible beaucoup plus les barons des réseaux criminels plutôt que les consommateurs ». C’est le constat dressé ce mercredi 16 septembre 2026 par l’avocat Ahmed Gharbi. Tout en rappelant que le volume des procédures judiciaires liées aux drogues a plus que triplé durant les cinq dernières années, l’avocat loue la stratégie de l’Etat actuelle qui met prioritairement les trafiquants de drogue dans sa ligne de mire. Intervenant ce matin au micro de Jawhara FM, Me Gharbi a alerté sur la complexification de cette criminalité, qui selon ses mots « s’est étendue aux milieux influents en incluant des artistes et des sportifs de renom ». Ceci, estime-t-il, « offre une vitrine attractive pour le recrutement des jeunes ». Et ce, dans la mesure où cette prolifération s’appuie sur une exploitation méthodique des abords des structures éducatives. Ahmed Gharbi dénonce à ce titre « le non-respect de la distance légale minimale de 150 mètres imposée aux débits de boissons », pointant du doigt la prolifération de cafés à proximité immédiate des lycées et des facultés. « Ces espaces sont convertis en plateformes de ciblage pour une population adolescente vulnérable, âgée de 15 à 16 ans, facilement entraînée dans l’engrenage de la consommation et de la revente de proximité », indique l’intervenant.

L’avocat a en outre indiqué que face à cette menace, « la direction des affaires criminelles et le ministère de l’Intérieur exigent une refonte urgente de la loi numéro 52 de l’année 1992 ». Bien que ce texte prévoie des sanctions lourdes allant de dix ans de réclusion à la perpétuité, les instruments d’investigation classiques s’avèrent obsolètes et insuffisants. « Les professionnels du droit réclament une harmonisation des procédures avec les lois de lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent de l’année 2015 et de l’année 2019 », note-t-il. Et de conclure que « la stabilisation de la situation impose d’octroyer aux magistrats et aux forces de sécurité des prérogatives d’exception, incluant les interceptions numériques cryptées, les techniques d’infiltration et la traçabilité des flux financiers pour démanteler les structures financières de ces organisations ».

R.I

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Auteur

La Presse

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