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Face à la progression des Houthis : Washington approuve la vente d’avions de chasse F-35 à l’Arabie saoudite 

  • 19 septembre 2026
  • 4 min de lecture
Face à la progression des Houthis : Washington approuve la vente d’avions de chasse F-35 à l’Arabie saoudite 

Le département d’Etat a précisé hier que la transaction inclurait 48 appareils, 49 moteurs Pratt & Whitney, du matériel de communication, des pièces détachées et d’autres fournitures. L’approbation du Congrès est encore requise.

La Presse — Le département d’État américain a annoncé son approbation d’une vente potentielle d’avions de chasse F-35 Lightning II à l’Arabie saoudite, d’une valeur approximative de 24,3 milliards de dollars.

Après une vente à plusieurs milliards de dollars de bombes pour l’entité sioniste, c’est un nouvel énorme contrat militaire validé par les États-Unis cette semaine. Le gouvernement américain a approuvé, jeudi, une vente de 24,3 milliards de dollars portant sur 48 avions de combat furtifs F-35 à l’Arabie saoudite, en plein conflit au Moyen-Orient.

Comme l’exige la loi américaine, le département d’État a informé le Congrès de ce projet de vente, qui devra être approuvé par les législateurs américains. Certains y sont opposés en raison notamment de crainte que la technologie de cet appareil de pointe ne fuite vers la Chine.

« La vente proposée renforcera la capacité de l’Arabie saoudite à dissuader les menaces actuelles et futures en consolidant sa défense nationale et en améliorant l’interopérabilité avec les forces américaines », a indiqué le département d’État pour justifier le projet de vente.

Selon Reuters, le département d’Etat a précisé hier vendredi que la transaction inclurait 48 appareils, 49 moteurs Pratt & Whitney, du matériel de communication, des pièces détachées et d’autres fournitures. L’approbation du Congrès est encore requise. 

L’ambassade d’Arabie saoudite à Washington s’est félicitée de cette vente proposée, déclarant dans un message publié sur la plateforme X : « La vente proposée d’avions F-35 témoigne de la solidité et de la profondeur du partenariat stratégique saoudo-américain, ainsi que du développement continu de notre coopération en matière de défense ». Et l’ambassade de poursuivre : « Depuis des décennies, la coopération saoudo-américaine en matière de sécurité contribue à renforcer la stabilité régionale et nos capacités de défense. Nous partageons des intérêts communs et faisons progresser nos intérêts de sécurité communs ».

Ryad cherche depuis longtemps à acquérir des F-35, mais l’entité sioniste avait exprimé de fortes réserves. Cette vente d’avions « permettra également d’augmenter le nombre d’avions opérationnels de l’Arabie saoudite et de renforcer ses capacités d’autodéfense air-air et air-sol », a souligné le Département d’État. Mais elle « ne modifiera pas l’équilibre militaire dans la région », selon cette source, conformément à la politique américaine de longue date selon laquelle l’entité sioniste doit disposer d’un avantage militaire sur ses adversaires régionaux potentiels.

La livraison effective de ces avions devrait s’étaler sur plusieurs années. Ce contrat est le dernier en date d’une série d’achats majeurs d’armements effectués par l’Arabie saoudite cette année en plein conflit au Moyen-Orient, provoqué par les frappes américano-sionistes contre l’Iran lancées en février dernier. Depuis lors, l’Arabie saoudite a été entraînée dans le conflit. Régulièrement frappée par l’Iran, elle fait aussi face depuis juillet à une offensive des forces antigouvernementales yéménites houthies, soutenues par Téhéran, qui placent Riyad, premier exportateur mondial de brut, sous forte pression.

Selon un responsable américain, une unité militaire américaine est à l’œuvre pour renforcer le partage de renseignements avec l’Arabie saoudite face aux attaques des Houthis.

Début septembre, le département d’État avait annoncé avoir approuvé une vente de plus de 10.000 bombes à Ryad, pour un montant de 5 milliards de dollars, mais Washington ne s’est pas engagé à intervenir directement contre les Houthis.

Cette vente de F-35 est cependant loin de faire l’unanimité outre-Atlantique. Le New York Times a rapporté cette semaine que des analystes des services de renseignement américains avaient évoqué la possibilité que Pékin puisse acquérir la technologie du F-35 grâce à ses partenariats avec Riyad.

(Synthèse de médias)

 

Auteur

Nizar Hajbi

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