Economie

Kiosque international

  • 27 septembre 2026
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Kiosque international

FMI
L’économie mondiale résiste à de nombreux risques

La Presse — La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a déclaré que l’économie mondiale est confrontée à de nombreux risques, notamment l’inflation persistante, la hausse du coût de la dette et les investissements dans l’intelligence artificielle (IA).

Toutefois, l’institution financière indique que la réalité montre que l’économie mondiale a fait preuve d’une résilience supérieure aux craintes de nombreux experts. Georgieva a estimé que l’inflation persistante ne devrait pas se résorber de sitôt, ce qui oblige de nombreuses banques centrales à resserrer leur politique monétaire. Elle a souligné que ces efforts, pour stabiliser les prix, augmentent également les coûts et rendent le remboursement de la dette plus difficile.

Pétrole brut
Le prix chute sous la barre des 100 dollars le baril

Les cours mondiaux du pétrole brut ont atteint leur plus bas niveau depuis plus d’une semaine. Les opérateurs fondent leurs espoirs sur des avancées diplomatiques en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, ce qui contribue à atténuer progressivement les primes de risque géopolitique sur le marché. Par ailleurs, les signes d’une reprise encourageante des exportations saoudiennes ont également accentué la pression à la baisse sur les prix du pétrole.

Véhicules électriques
104.000 suppressions de postes

L’électrification devait transformer l’industrie automobile européenne, mais la mutation sociale s’annonce autrement plus brutale. Chez les équipementiers, 104.000 suppressions de postes ont été annoncées en seulement deux ans, tandis que les nouvelles embauches restent très minoritaires. Allemagne, France, Royaume-Uni : les restructurations se multiplient. Derrière les fermetures et les départs volontaires apparaît surtout une inquiétude plus profonde : les emplois de demain ne remplaceront pas automatiquement ceux qui disparaissent aujourd’hui.

Les prévisions affichent moins de moteurs thermiques, mais davantage de batteries, de logiciels et d’électronique, donc de nouveaux métiers. L’industrie européenne électrifie ses modèles tout en produisant moins de voitures qu’avant la pandémie, en subissant des coûts élevés et en affrontant une concurrence chinoise qui ne se limite plus au marché asiatique.

Selon l’association européenne des équipementiers, 54.000 suppressions de postes ont été annoncées en 2024, puis 50.000 supplémentaires en 2025, soit 104.000 sur deux années. En parallèle, seulement 7.000 créations de postes ont été annoncées par le secteur en 2025. À cela s’ajoute un marché industriel qui n’a toujours pas retrouvé sa taille d’avant-Covid.

Selon les professionnels du secteur, «la production automobile de l’Union européenne en 2025 est demeurée environ 20 % sous son niveau de 2019, ce qui représente quelque 3,1 millions de véhicules manquants. Pourtant, la fabrication européenne de véhicules électriques a progressé de 23 % en un an, à environ 3,3 millions d’unités. L’électrique monte donc en puissance à l’intérieur d’une industrie dont le volume global reste nettement contracté ».

Raffineries
Un goulot d’étranglement majeur de l’approvisionnement énergétique

Les Etats du Golfe persique et la Russie ont investi des dizaines de milliards de dollars dans les raffineries au cours de la dernière décennie afin d’accroître leur part du marché mondial du diesel. Or, les conflits dans ces deux régions ont entraîné une forte baisse des exportations, ce qui a considérablement réduit l’approvisionnement en ce carburant essentiel à une grande partie de l’économie mondiale. Les prix du diesel au mois de septembre 2026 s’envolent, dépassant pour la première fois la barre des 6 dollars le gallon aux Etats-Unis et poursuivant leur ascension, atteignant 6,45 dollars le gallon.

Auteur

Najoua Hizaoui

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