A la une Actualités Economie

Crédit d’honneur : la plateforme électronique accessible dès demain

  • 30 septembre 2026
  • 3 min de lecture
Crédit d’honneur : la plateforme électronique accessible dès demain

Le Conseil bancaire et financier a annoncé le lancement, à partir du 1er octobre 2026, des plateformes électroniques dédiées à l’inscription au dispositif du “crédit d’honneur”, un nouveau mécanisme de financement destiné aux particuliers, aux porteurs de petits projets, aux petites et moyennes entreprises (PME) ainsi qu’aux sociétés communautaires.

Ce mécanisme, instauré en vertu du décret-loi n° 148 de 2026 du 23 juillet 2026, relatif à la réforme des dispositions régissant les facilités bancaires et le régime des chèques, vise à faciliter l’accès au financement en permettant aux bénéficiaires d’obtenir des liquidités sans intérêts et sans garanties bancaires complexes.

Dans une vidéo explicative publiée récemment sur sa page officielle Facebook, le Conseil bancaire et financier a détaillé les principales modalités du dispositif ainsi que les plafonds de financement prévus selon la catégorie des bénéficiaires.

Pour les particuliers, le montant du crédit peut atteindre 5.000 dinars, destiné notamment à couvrir des dépenses personnelles et de consommation.

Les porteurs de petits projets peuvent, quant à eux, bénéficier de financements allant jusqu’à 10.000 dinars pour soutenir leurs activités professionnelles.

Pour les petites et moyennes entreprises et les sociétés communautaires, le plafond de financement est fixé à 25.000 dinars, afin de renforcer leur équilibre financier et de soutenir leurs programmes d’investissement.

0 % d’intérêt et absence de garanties

Le dispositif repose sur plusieurs facilités destinées à alléger les conditions d’accès au financement. Le Conseil bancaire et financier précise notamment que les crédits sont accordés avec un taux d’intérêt de 0 %, avec une exonération totale des intérêts bancaires ainsi que des frais d’étude des dossiers et des commissions supplémentaires.

Le mécanisme prévoit également la suppression des garanties exigées par les banques. Les bénéficiaires ne seront ainsi pas tenus de fournir une caution personnelle ou des garanties réelles pour obtenir le financement.

La durée de remboursement est fixée à deux ans au maximum, avec la possibilité de bénéficier d’une période de grâce pouvant aller jusqu’à six mois, conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.

Une réponse bancaire sous 10 jours

Sur le plan administratif, les établissements bancaires devront répondre aux demandes de crédit dans un délai ne dépassant pas 10 jours ouvrables à compter de la date de dépôt du dossier.

En cas de rejet de la demande, la banque devra également fournir une motivation officielle, précise le Conseil bancaire et financier.

Le traitement des demandes reposera, par ailleurs, sur le principe de l’ordre d’inscription, autrement dit “priorité selon l’antériorité de l’inscription”. À cet effet, une plateforme électronique dédiée devra être mise en place par l’ensemble des banques et opérationnelle à compter du 1er octobre 2026.

Selon le Conseil bancaire et financier, ce dispositif doit permettre d’assurer davantage de transparence et d’égalité des chances entre les différents demandeurs.

R.I

Auteur

R. I

You cannot copy content of this page