Eliminatoires CAN 2027 : La sonnette d’alarme !
Mouine Chaâbani doit revoir toute sa copie, car rien n’a marché. Le seul joueur qui est sorti du lot est Hazem Mastouri.
La Presse — En se faisant tenir en échec pour le deuxième match de suite, l’équipe de Tunisie n’a pas fait la réaction attendue. Elle a, au contraire, confirmé qu’elle est bien en fin de cycle et que la piètre prestation à la Coupe du monde n’est pas un accident de parcours.
Et si contre l’Ouganda l’équipe nationale a livré une bonne première mi-temps avant de sombrer en seconde période de jeu, sa prestation a été pire face au Botswana : une défense fébrile, un entrejeu déséquilibré et une attaque où, seul, Hazem Mastouri, brillant et opportuniste, a fait le boulot à la faveur des passes décisives de Montassar Talbi et Sayfallah Ltaïef. Côté approche technique, Mouine Chaâbani a cru mettre toutes les chances de son côté en opérant six changements par rapport au match de l’Ouganda avec la titularisation de Nasraoui, Maâloul, Ltaïef, Laïdouni, Ben Slimane et Mastouri.
Si Sayfallah Ltaief, Ali Maaloul et Anis Ben Slimane se sont plutôt bien comportés sur le terrain et que Hamza Mastouri a été la lumière dans la grisaille, Mohamed Nasraoui a constitué l’une des fausses notes de la défense, notamment sur le premier but botswanais. Quant à Aïssa Laïdouni, il était bien loin de son niveau habituel. A se demander pourquoi le sélectionneur national n’a pas plutôt titularisé Hamza Rafia, d’autant que Mohamed Ali Ben Romdhane était lui aussi en baisse de forme. Ne parlons même pas de Ferjani Sassi.
Match amical face au Mali : le test de la dernière chance
L’entame d’un nouveau cycle ne veut pas dire mettre à la porte toute l’ancienne garde. Il faut préserver un nombre minimum d’anciens cadres, histoire de préserver l’ossature de l’équipe tout en prenant le temps d’injecter du sang neuf. Cela dit et dans l’état actuel des choses, il faut que Mouine Chaâbani ait le courage de se débarrasser des cadres qui ne sont plus en mesure d’apporter le plus escompté et d’accompagner l’opération de la restructuration de l’équipe nationale. C’est que la sonnette d’alarme a été tirée avant-hier soir, l’équipe de Tunisie étant incapable de s’imposer à Radès pour le deuxième match de suite.
Et maintenant que le mal est fait et que nos chances de qualification à la phase finale de la CAN 2027 sont sérieusement compromises, le match amical de samedi face au Mali doit constituer l’occasion pour Mouine Chaâbani de faire, enfin, le grand ménage. Cette sortie amicale doit être le test de la dernière chance pour la vieille garde. C’est qu’il est temps de démarrer un nouveau cycle sur des bases solides. Il faut savoir se montrer patient et donner le temps au temps.



