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Étouffées par 200 millions de dinars d’impayés de la CNAM : Les cliniques privées au bord de la faillite

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  • 30 septembre 2026
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Étouffées par 200 millions de dinars d’impayés de la CNAM : Les cliniques privées au bord de la faillite

La viabilité du secteur de la santé privée en Tunisie est aujourd’hui gravement menacée. Selon le Dr Boubaker Zakhama, Président de la chambre nationale syndicale des cliniques privées, ces établissements subissent une asphyxie financière sans précédent en raison de factures impayées cumulées sur plus de trois ans par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM).

Bien que la CNAM reconnaisse une dette d’environ 120 millions de dinars, le montant réel dépasse les 200 millions de dinars si l’on prend en compte les dossiers administratifs encore non traités.

Dans l’incapacité totale d’honorer ses engagements depuis huit mois, la CNAM a plongé les cliniques dans l’impasse. Ces dernières peinent à régler leurs fournisseurs et, pour certaines, à verser les salaires de leur personnel.

Le spectre de la cessation d’activité plane sur ces structures : ces impayés impactent directement des établissements dont les transactions avec la CNAM représentent entre 30 et 70 % des revenus globaux, mettant en péril leur fonctionnement quotidien.

A cette crise interne s’ajoute l’absence de régulation des dettes contractées par l’État libyen. Malgré les interventions diplomatiques de haut niveau menées par les ministères de la Santé et des Affaires Etrangères ainsi que par la Présidence de la République, ces factures demeurent impayées, bien que les patients libyens continuent d’être pris en charge en Tunisie grâce à des lettres de garantie de leur ambassade.

Malgré ces tensions financières et l’absence de solutions concrètes de la part des tutelles, à savoir le ministère des Affaires sociales et la CNAM, les cliniques privées s’efforcent de maintenir des soins de qualité pour tous les assurés sociaux, tout en lançant un cri d’alarme urgent aux autorités pour sauver le secteur.

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Auteur

La Presse

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