Société

Centre de biotechnologie de Sfax : Une plateforme numérique pour relier la recherche, l’IA et la santé

Avatar photo
  • 2 octobre 2026
  • 4 min de lecture
Centre de biotechnologie de Sfax : Une plateforme numérique pour relier la recherche, l’IA et la santé

Le Centre de biotechnologie de Sfax oeuvre à développer une plateforme numérique transfrontalière pour l’échange de connaissances et d’expertises dans le domaine de la santé et de l’intelligence artificielle, dans le cadre du projet européen HERACLES.

Ce projet vise à renforcer la préparation des systèmes de santé à faire face aux crises sanitaires futures et à bénéficier des applications de l’intelligence artificielle en médecine.

Le projet HERACLES est financé sur une durée de 36 mois dans le cadre du programme Interreg NEXT MED, avec un budget total d’environ 2,461 millions d’euros, dont 89 pc sont couverts par l’Union européenne, soit environ 2,190 millions d’euros.

Il regroupe 7 partenaires de 5 pays méditerranéens, à savoir l’Italie, la Grèce, l’Espagne, le Liban et la Tunisie, avec la participation des universités, des centres de recherche, des entreprises économiques et des établissements de santé. L’Université Aldo Moro de Bari, en Italie, dirige ce projet avec la participation du centre de biotechnologie de Sfax qui représente la Tunisie.

Le Centre de biotechnologie de Sfax joue un rôle central dans le projet à travers son unité de transfert de technologie, créée en 2019, qui œuvre à rassembler chercheurs, acteurs économiques, structures de santé et membres de la société civile au sein d’un réseau local dédié à l’intelligence artificielle et à la santé.

Le projet s’appuie sur les enseignements tirées de la gestion de la pandémie de COVID-19, notamment en ce qui concerne la nécessité d’anticiper les crises sanitaires et de se préparer de manière proactive, mise à part l’amélioration de la gestion des ressources et le renforcement de la capacité des systèmes de santé à faire face aux menaces épidémiques futures.

Dans ce cadre, le centre collabore avec la direction générale et les équipes de travail de l’hôpital universitaire Hédi Chaker de Sfax, ainsi qu’avec les professeurs et chercheurs de la faculté de médecine de Sfax, afin d’assurer un lien entre le projet et les besoins réels du système de santé.

Dans le cadre du projet, le centre de biotechnologie de Sfax, en collaboration avec les autres partenaires, s’emploie à mettre en place une plateforme numérique transfrontalière pour l’échange de connaissances « Knowledge Hub ».

Cette plateforme vise à faciliter le transfert des technologies et l’échange d’expertises et de solutions liées aux applications de l’intelligence artificielle dans la médecine préventive et la gestion des crises sanitaires, tout en offrant un espace de formation, de simulation et d’échange d’outils et de techniques entre les intervenants dans le domaine de la santé et de la recherche.

A noter que le projet HERACLES mise sur l’exploitation de l’intelligence artificielle pour assurer une mutation durable des systèmes de santé, à travers un réseau de coopération méditerranéen et une plateforme unifiée permettant l’échange de connaissances, d’expériences et de solutions technologiques.

Le projet devrait contribuer à renforcer les capacités en Tunisie en matière de gestion proactive des crises sanitaires, à renforcer la coopération entre les établissements de recherche, le secteur de la santé et les acteurs économiques et à promouvoir la ville de Sfax en tant que pôle de recherche, de développement et d’innovation, en s’appuyant sur les capacités de ses universités et centres de recherche spécialisés en biotechnologie et en numérisation, ainsi que sur ses infrastructures de santé comprenant les hôpitaux universitaires Hédi Chaker et Habib Bourguiba, l’hôpital militaire et plusieurs cliniques privées.

Le projet HERACLES contribuera également au transfert des technologies vers les structures économiques et sociales, au lancement d’entreprises émergentes dans le domaine de la santé numérique et au renforcement de la coopération entre les pays des deux rives de la Méditerranée, outre l’échange des connaissances et des solutions innovantes.

Avatar photo
Auteur

La Presse

You cannot copy content of this page