Levier économique et social, l’infrastructure durable ne s’improvise pas. Pour l’expert Hassan Taktak, tout commence par une étude de faisabilité minutieuse.
Dans une déclaration à Mosaïque FM, ce spécialiste en gestion de projets et en excellence opérationnelle a souligné le poids économique et social de ces ouvrages, qui exigent à ses yeux une analyse approfondie avant toute réalisation.
L’évaluation ne doit pas se limiter aux indicateurs quantitatifs. Elle doit aussi mesurer l’impact qualitatif et social. Savoir dans quelle mesure la société en profite, et quels sont les effets directs et indirects d’un projet, constitue selon M. Taktak un critère essentiel de réussite.
Pour y parvenir, il recommande la gestion axée sur les résultats (GAR), déjà employée dans plusieurs programmes de développement. Cette méthode permet de suivre les réalisations, d’en chiffrer l’impact et de rendre visible leur rayonnement.
Les critères environnementaux doivent par ailleurs s’intégrer à toutes les initiatives, publiques comme privées. Les conséquences du changement climatique alourdissent la responsabilité des gouvernements, tenus de garantir un environnement sain et propre. Les infrastructures intelligentes ouvrent aussi la voie aux jeunes Tunisiens désireux de créer des start-up : applications de suivi des équipes, d’optimisation de leurs déplacements ou de gain d’efficacité opérationnelle, autant de solutions technologiques au service de ces chantiers.
Côté financement, plusieurs de ces projets bénéficient de dispositifs d’aide. Les entrepreneurs sont invités à explorer les opportunités disponibles, mais leur compétence, leur capacité de suivi et leur engagement restent un atout majeur pour convaincre les financeurs.



