Système hydrique traditionnel : Ressusciter les citernes et les puits de la Médina de Tunis
Des institutions, des laboratoires et des associations participant à un projet de recherche sur le patrimoine hydrique de la Médina de Tunis ont appelé les habitants de la ville à prendre part à une réunion consultative consacrée aux citernes (majel) et aux puits traditionnels, prévue pour le samedi 10 octobre 2026.
Cette rencontre vise à documenter et à étudier la faisabilité de la réactivation du système hydrique traditionnel face à l’aggravation de la rareté de l’eau et aux répercussions croissantes des changements climatiques. Elle se basera sur l’écoute des expériences, des souvenirs et des connaissances des résidents concernant les citernes et les puits situés au sein de leurs habitations, sachant que le savoir local constitue une source essentielle pour les travaux de documentation et de recherche sur ce patrimoine.
À cette occasion, un éclairage sera jeté sur l’importance des citernes et des puits traditionnels ainsi que sur le rôle qu’ils ont joué dans la vie des habitants de la Médina. L’événement permettra également d’évaluer leur état actuel et de présenter le nouveau projet de recherche, qui vise à comprendre ce patrimoine hydraulique, à le documenter et à explorer les moyens de réutiliser ses composantes traditionnelles.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la recherche de solutions pour préserver un système hydrique traditionnel à forte valeur patrimoniale et pour explorer les potentialités de son exploitation face aux défis de la pénurie d’eau et des changements climatiques. L’objectif est de valoriser le patrimoine hydraulique de la Médina et de mettre en valeur son rôle dans l’adaptation aux mutations environnementales actuelles.
Ce projet est mis en œuvre avec le soutien de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), avec la participation de l’École nationale d’architecture et d’urbanisme (à travers le laboratoire Villes durables et milieu bâti) et de l’Institut national agronomique de Tunisie (à travers le laboratoire d’archéologie et d’architecture maghrébines), aux côtés de l’Association de sauvegarde de la médina de Tunis (ASM) et de l’association « Medinaty ».



