Société

Plages tunisiennes : l’invasion de méduses tachetées de blanc inquiète

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  • 8 octobre 2026
  • 2 min de lecture
Plages tunisiennes : l’invasion de méduses tachetées de blanc inquiète

La prolifération récente de la méduse tachetée de blanc sur plusieurs plages tunisiennes fait planer une menace sérieuse sur l’écosystème marin. Selon l’association de sciences participatives « Tun-Sea », la multiplication de cette espèce invasive pourrait exercer une pression accrue sur les ressources alimentaires disponibles et perturber l’ensemble du réseau trophique marin.

Originaire de l’ouest de l’océan Pacifique et introduite en Méditerranée par le trafic maritime, cette espèce se nourrit principalement de zooplancton, des micro-organismes aquatiques indispensables à l’alimentation de nombreux autres animaux marins. L’association a récemment repéré d’importants spécimens dans le golfe de Tunis, notamment à La Marsa, Gammarth et Hammam Chott.

Un impact avéré sur la pêche et la biodiversité

À l’échelle internationale, les risques liés à ce type de méduse sont bien documentés : outre la consommation d’œufs et de larves de poissons et de crustacés, leur accumulation massive dans les filets perturbe considérablement l’activité de pêche.

Physiquement, cette méduse se caractérise par une ombrelle arrondie, semi-transparente, constellée de points blancs et pouvant atteindre environ 50 centimètres de diamètre. Bien que sa piqûre soit généralement bénigne et à peine perceptible pour l’homme, sa présence suscite l’inquiétude des experts.

Une implantation locale bien ancrée

La première observation scientifique documentée de cette espèce en Tunisie remonte à août 2012 dans la lagune de Bizerte, avec la présence de spécimens juvéniles, suivis d’adultes entre septembre et novembre de la même année. Leur réapparition en 2013 a confirmé l’existence d’une population capable de se reproduire localement. Par conséquent, les spécialistes soulignent qu’il s’agit aujourd’hui d’une nouvelle vague d’expansion d’une espèce déjà installée, et non d’une première apparition.

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Auteur

La Presse

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