ESZ : Apporter des rectificatifs
Dès le match de dimanche contre l’ESHS où la victoire est impérative, on pressent des changements dans la composition de l’équipe et dans le système de jeu.
La Presse —L’ESZ de ce début de saison est en panne de solides arguments sur le plan offensif avec 3 buts marqués en 4 matches. Sur le plan défensif, avec 5 buts encaissés, elle n’est plus ce béton où il était difficile de trouver de grosses fissures. Classés douzièmes, les «Sang et Or» de Zarzis sont en ce moment à la peine et vont devoir redoubler d’efforts pour amorcer une rapide remontée au classement. Ce mauvais départ, qui contraste avec les entames de championnat fulgurantes des deux années passées, n’a pas pour autant découragé l’entraîneur Chokri Khatoui de prendre la place de Moncef Mcharek. On peut même dire que l’idée de prendre les commandes de l’ESZ lui a plu. «À Zarzis, il y a toujours un challenge à relever avec une équipe qui demeure compétitive même si ses résultats en quatre matches n’ont pas été à la hauteur de l’objectif et des espérances de départ», a- t-il dit lors de sa première réunion avec les joueurs en présence du comité directeur. Simple discours pour donner confiance au groupe ou réelle conviction que la mission est possible ? La réponse va être rapide avec un premier match à Zarzis pour le compte de la 5e journée contre l’ESHS, lanterne rouge et théoriquement à la portée. Les trois points sont donc indispensables pour faire renaître l’espoir d’un sursaut à temps. Surtout que la semaine d’après sera décisive avec un deuxième tour éliminatoire en Coupe de la CAF à passer avec succès contre l’AS Réal de Bamako (aller samedi 17 octobre au Stade Taieb-Mhiri à Sfax et retour le 24 à Abidjan).
L’empreinte Chokri Khatoui d’entrée
D’habitude, chaque entraîneur qui prend le train en marche cherche à imposer sa philosophie de jeu lors de son passage à son nouveau club dès son premier match. Une règle à laquelle Chokri Khatoui ne fera pas vraisemblablement exception. Il y aura donc forcément des changements dans la composition de l’équipe, à commencer par le retour pressenti de Seifeddine Charfi dans les buts et aussi un nouveau plan de jeu et un replacement de plus d’un pion sur l’échiquier. Le 3-5-2, qui avait réussi à l’ESZ avec Anis Boujelbène et Moncef Mcharek, a perdu Ghassen Mahersi, un très bon excentré. Le trio axial défensif a été lui aussi complètement remanié avec une nouvelle composition : Samba Dhiouf, Faiçal Lâarayedh et Sadok Touj. Adem Taous, recruté comme arrière gauche, et Hazem Mounadi, sur le flanc droit, sont en période de rodage dans le groupe. Au milieu, Kouni Khalfa était la plaque tournante de tout le système de jeu. Tout le poids du travail défensif à l’entrejeu repose désormais sur le Camerounais David Roy Nyengue. Mais ce dernier, après sa très bonne prestation et son but avec le Cameroun, est sur la liste des transferts avec une offre actuelle alléchante de plus de 3 millions de dinars. Il est presque certain qu’il sera cédé durant le mercato hivernal. En attaque, Noomen Rahmani, un attaquant opportuniste de premier plan parti au CSS, a également laissé une brèche pas encore colmatée malgré le recrutement du duo Hamdi Lâabidi et Kebba Sowe et la solution Adepoju comme pointe. Chokri Khatoui devrait donc inventer autre chose et trouver une nouvelle alchimie payante au sein de cet effectif pas totalement chambardé, certes, mais qui a perdu bon nombre de repères.



