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Tensions américano-iraniennes – Trump : Pas d’attaques contre l’Iran avant les élections de mi-mandat

  • 9 octobre 2026
  • 4 min de lecture
Tensions américano-iraniennes – Trump : Pas d’attaques contre l’Iran avant  les élections de mi-mandat

Selon des sources américaines, Axios a rapporté que les opérations, si elles reprenaient, pourraient comprendre des bombardements à grande échelle visant des installations énergétiques et nucléaires et des infrastructures iraniennes.

La Presse — Le président américain Donald Trump a déclaré ‌hier jeudi ‌que ‌les Etats-Unis ne lanceraient pas d’attaque contre l’Iran avant les élections de mi-mandat au Congrès américain («midterms») prévues le 3 novembre, précisant que des pourparlers productifs avec Téhéran étaient en cours, tandis qu’un blocus américain resterait en place. «Nous n’attaquerons l’Iran à aucun moment avant les élections de mi-mandat qui se tiendront aux Etats-Unis le 3 novembre», a écrit Trump sur Truth Social, ajoutant que son équipe menait «des discussions fructueuses avec la République islamique d’Iran».

Alors qu’il faisait campagne pour les républicains cette semaine, Trump a laissé entendre qu’il était convaincu que la fin de la guerre pourrait intervenir dans les jours précédant ou suivant les élections, tout en indiquant qu’il restait ouvert à la reprise d’opérations militaires à grande échelle contre l’Iran.

L’USS Abraham-Lincoln de retour à son port d’attache

L’annonce de Donald Trump a été faite le jour même où l’USS Abraham-Lincoln devait arriver à son port d’attache de San Diego après un déploiement d’une durée record dans le cadre de la guerre contre l’Iran. Des informations font état de stress et de problèmes de santé mentale au sein de l’équipage, ainsi que de pénuries de ravitaillement, notamment en nourriture et en produits d’hygiène.

L’USS George-Washington, habituellement basé en Asie, a pris la relève du Lincoln en août. L’autre porte-avions présent au Moyen-Orient, l’USS George-H.W. Bush, est déployé depuis environ six mois, mais il a fait escale à Phuket, en Thaïlande, il y a quelques jours.

Le secrétaire américain à la Défense, Pete Higseth, a révélé que le porte-avions USS Abraham-Lincoln avait effectué près de 4 000 sorties de combat et totalisé 23 000 heures de vol de combat lors de son déploiement au Moyen-Orient. L’AFP rapporte que Higseth a précisé que le porte-avions avait réalisé un total de 10 000 sorties.

Lors de son inspection du porte-avions à son retour du Moyen-Orient, il a félicité son équipage, affirmant que les performances de son groupe aéronaval étaient « jamais réalisées auparavant ». Higseth a annoncé que le groupe recevrait la Citation présidentielle d’unité pour son « héroïsme extraordinaire face aux forces ennemies ».

La marine américaine avait précédemment annoncé que le porte-avions USS Abraham-Lincoln avait quitté la Thaïlande le 6 du mois dernier, après une escale de cinq jours.

En attendant une réponse iranienne à la contre-proposition américaine

Des responsables américains ont indiqué hier que le département américain de la Guerre, le Pentagone, avait ordonné au Commandement central des États-Unis, Centcom d’achever les préparatifs en vue de la reprise de grandes opérations de combat contre l’Iran, sans préciser de date pour le début des frappes, tandis que le président Donald Trump n’a pas encore pris de décision définitive à ce sujet.

Le site « Axios », citant des sources américaines, a rapporté que les opérations, si elles reprenaient, pourraient comprendre des bombardements à grande échelle visant des installations énergétiques et nucléaires et des infrastructures iraniennes, soulignant qu’elles pourraient avoir lieu avant les élections américaines de mi-mandat ou les élections sionistes.

Les négociations semblaient au point mort depuis que Donald Trump a publiquement rejeté, à la fin du mois dernier, la proposition de l’Iran de rouvrir le détroit d’Ormuz dans un délai de sept jours si les États-Unis remplissaient certaines conditions.

L’Iran a toutefois déclaré la semaine dernière avoir reçu une contre-proposition américaine. Hier, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a indiqué qu’il s’attendait à ce que Téhéran apporte une réponse officielle d’ici quelques jours.

Déclenchée par les bombardements des Etats-Unis et de l’occupant sioniste en Iran le 28 février dernier, la guerre ‌a provoqué une flambée des prix du pétrole, en ‌raison notamment du blocage de facto du détroit d’Ormuz, avec des répercussions sur les prix ‌du carburant aux Etats-Unis – un point de mécontentement des électeurs en ‌amont des «midterms».

(Synthèse de médias)

Auteur

Nizar Hajbi

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