Hausse de 24,1% des dépenses de l’État au titre des transferts sociaux (1er semestre 2026)
Au cours du premier semestre 2026, les dépenses de l’État au titre des transferts destinés aux programmes sociaux, ont atteint 2221 millions de dinars, soit une hausse de 24,1 % par rapport à la même période de 2025, selon les données du ministère des Finances relatives à l’exécution du budget de l’État à fin juin 2026 et aux principales hypothèses et orientations du projet de budget de l’État pour l’année prochaine.
Les memes données révèlent que ces dépenses représentent un taux de réalisation d’environ 47,6 % de l’ensemble des crédits inscrits dans la loi de finances pour l’année 2026, indiquent les mêmes données.
Ces transferts s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la dimension sociale des politiques publiques et de la consolidation des fondements de l’État social. Ils visent notamment à améliorer la redistribution des revenus, à lutter contre la pauvreté et à soutenir les programmes de solidarité nationale et de logement social.
Ces interventions couvrent, également, le financement des bourses universitaires, des aides scolaires et universitaires, ainsi que les différents mécanismes d’accompagnement des catégories à revenu limité, outre le soutien aux collectivités locales.
Ces programmes contribuent à promouvoir l’égalité des chances, à améliorer les conditions de vie des catégories vulnérables, à favoriser l’inclusion sociale et à renforcer le capital humain, conformément aux principes de justice sociale.
Dans un document consacré à l’exécution du budget, le ministère des Finances souligne que « la politique de dépenses de l’État vise à affecter les ressources disponibles avec efficience et efficacité, de manière à concilier les exigences de la stabilité financière, le soutien à la croissance économique et le renforcement du rôle social de l’État ».
Le département ajoute que cette orientation repose sur la poursuite de la rationalisation des dépenses publiques, l’amélioration de leur rendement et l’affectation des crédits aux programmes et projets prioritaires, notamment ceux liés au développement régional, à l’amélioration des services essentiels et à la promotion de l’investissement.
Il s’agit, également, de renforcer la capacité du budget à faire face aux chocs extérieurs et intérieurs, tout en garantissant la pérennité des interventions sociales destinées aux catégories vulnérables et à revenu limité.
Cette orientation s’inscrit dans le prolongement des orientations du président de la République, qui a souligné à plusieurs reprises la nécessité de restaurer le rôle social de l’État et de consacrer les principes de justice et d’équité, estimant que la réalisation d’une croissance économique réelle passe par la justice sociale. Il a également appelé à accorder la priorité à la dimension sociale dans la politique financière de l’État.
Dans le projet de loi de finances pour 2027 qui prévoit de poursuivre le renforcement du rôle social de l’État, ces priorités visent à appuyer l’investissement public et privé et la stimulation de la création de richesses, dans le cadre de la mise en œuvre du plan de développement 2026-2030 et de la consolidation du choix du compter sur soi et sur la souveraineté économique.
Le projet accorde également une place prioritaire à la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, à travers la poursuite du soutien à la production agricole, le développement des systèmes de stockage et d’approvisionnement et l’amélioration de la gestion des ressources en eau.
Il prévoit, en outre, d’accélérer les investissements dans les énergies renouvelables et d’améliorer l’efficacité énergétique, afin de renforcer la capacité de l’économie nationale à résister aux chocs extérieurs.
Ces orientations interviennent dans un contexte international marqué par la volatilité des prix de l’énergie et des matières premières ainsi que par les perturbations des chaînes d’approvisionnement, autant de facteurs qui ont accentué les pressions sur les finances publiques au cours du premier semestre 2026.
Face à ces défis, l’État poursuit ses efforts de mobilisation des ressources, d’amélioration du recouvrement des recettes, de renforcement des contrôles et de lutte contre l’évasion fiscale, afin de dégager les financements nécessaires aux interventions sociales et aux projets de développement et d’assurer la continuité des services essentiels.



