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Électricité : la STEG prévoit des capacités supplémentaires de 250 MW grâce à l’amélioration des centrales

  • 9 octobre 2026
  • 7 min de lecture
Électricité : la STEG prévoit des capacités supplémentaires de 250 MW grâce à l’amélioration des centrales

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé, vendredi 9 octobre 2026, un conseil ministériel restreint consacré au suivi du plan d’action opérationnel des projets énergétiques à court, moyen et long termes, issus de la stratégie nationale dans le domaine de l’énergie. Ce plan prévoit notamment le renforcement des capacités de production électrique, le développement des énergies renouvelables et des systèmes de stockage, ainsi que la maîtrise de la demande, en particulier durant les périodes de pointe.

À l’ouverture des travaux, la cheffe du gouvernement a souligné que la sécurité énergétique constitue une priorité absolue pour l’État, conformément aux orientations du président de la République, Kaïs Saïed. Elle a mis l’accent sur la nécessité de garantir la continuité de l’approvisionnement en électricité, d’améliorer l’efficacité de la production et de réduire le déficit énergétique ainsi que les coûts de production.

Ces objectifs visent à renforcer la compétitivité de l’économie nationale et à assurer la couverture des besoins des particuliers et des entreprises, dans un contexte marqué par la progression de la demande, les défis climatiques et les fluctuations géopolitiques sur les marchés de l’énergie.

Des capacités de production supplémentaires à mobiliser

Lors de ce conseil, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, a présenté le plan d’action opérationnel relatif aux projets énergétiques.

Cette feuille de route repose sur une approche intégrée combinant la mobilisation de capacités de production supplémentaires, la récupération des capacités existantes, le développement des énergies renouvelables et des systèmes de stockage de l’électricité, ainsi que le renforcement des mesures de rationalisation de la consommation et la mise en œuvre de mécanismes de gestion de la demande.

L’objectif est d’assurer un meilleur équilibre entre l’offre et la demande d’électricité, notamment durant les périodes de forte consommation. Couvrant le court, le moyen et le long termes, ce plan prévoit plusieurs mesures destinées à améliorer l’efficacité des capacités électriques disponibles.

À l’issue des discussions, le président-directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), accompagné du directeur général adjoint de l’entreprise, a présenté les principales composantes du plan d’action à court terme.

Parmi les mesures annoncées figure l’amélioration des performances des unités de production existantes, à travers l’installation de systèmes de refroidissement de l’air à l’entrée des turbines. Cette intervention devrait permettre de dégager une capacité supplémentaire d’environ 250 mégawatts (MW) et d’améliorer les performances des unités en service.

Le programme prévoit également l’acquisition et l’installation de moteurs à gaz d’une puissance de 200 MW, ainsi que l’acquisition et la mise en service d’une troisième turbine à gaz à la centrale de Borj El Amri, d’une puissance de 300 MW.

À ces projets s’ajoute le rétablissement de la totalité des capacités de production des centrales de Kchabta et de Mâtline, estimées à environ 190 MW.

Le stockage de l’électricité et les énergies renouvelables au cœur du programme

Le plan d’action accorde également une place importante au stockage de l’électricité et au développement des énergies renouvelables.

Il prévoit notamment l’installation d’un système de stockage de l’énergie par batteries d’une puissance de 300 MW et d’une capacité de stockage de 600 mégawattheures (MWh).

En matière d’énergies renouvelables, l’objectif est d’intégrer environ 300 MW issus de nouveaux projets avant l’été 2027, auxquels s’ajoutera une capacité supplémentaire d’environ 40 MW dans le cadre de la cinquième session du régime des autorisations.

Le programme comprend également l’extension du parc éolien de Sidi Daoud, afin d’y intégrer une capacité supplémentaire d’environ 30 MW.

Deux projets de centrales photovoltaïques sont par ailleurs prévus. Le premier concerne le site de Beni Mhira, avec une puissance de 50 MW et un système de stockage d’une capacité de 20 MWh. Le second porte sur la réalisation d’une centrale photovoltaïque à Tataouine, d’une puissance de 200 MW, équipée d’un système de stockage d’une capacité de 100 MWh.

Ces projets s’inscrivent dans la stratégie nationale visant à diversifier les sources de production d’électricité et à renforcer la contribution des énergies renouvelables à la couverture des besoins énergétiques du pays.

Outre le renforcement de l’offre, le plan prévoit des mesures destinées à maîtriser la consommation d’électricité et à alléger la pression sur le système électrique durant les périodes de pointe.

La gestion de la demande devra ainsi permettre de réduire celle-ci de 300 MW durant ces périodes. Le programme prévoit également l’amélioration du dispositif de délestage électrique.

Ces mesures visent à faciliter l’équilibre entre la production et la consommation, notamment lorsque la demande atteint des niveaux élevés.

Accélérer les projets pour atteindre 35 % d’énergies renouvelables en 2030

En clôture du conseil ministériel restreint, la cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’accélérer la réalisation de l’ensemble des projets présentés par la STEG et d’en assurer le suivi sur le terrain afin de garantir l’atteinte des objectifs fixés.

Elle a également appelé à accélérer la mise en œuvre des projets de production d’électricité à partir des énergies renouvelables, en recourant à l’ensemble des mécanismes disponibles, notamment l’autoproduction, les autorisations et les concessions.

La cheffe du gouvernement a rappelé que le développement des énergies renouvelables constitue un choix stratégique pour renforcer la sécurité énergétique et garantir la pérennité de l’approvisionnement en électricité. À cet égard, elle a réaffirmé l’objectif national fixé à l’horizon 2030, qui consiste à porter à 35 % la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité.

Elle a, en outre, souligné la nécessité de développer le réseau électrique, de déployer des compteurs intelligents, d’accroître les capacités de stockage de l’électricité et de renforcer l’efficacité énergétique dans les différents secteurs de l’économie.

Ces mesures doivent contribuer à consolider l’autonomie et la résilience du système électrique face aux périodes de forte demande et aux défis climatiques, tout en assurant la couverture des besoins énergétiques du pays.

Enfin, la cheffe du gouvernement a insisté sur l’importance de l’implication de l’ensemble des citoyens et des entreprises dans les programmes de rationalisation de la consommation d’électricité mis en place par l’État, en particulier durant les heures de pointe. Cette mobilisation est présentée comme un levier supplémentaire pour renforcer la capacité du système électrique à répondre aux besoins du pays.

R.I

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R. I

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