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Karim Arfa : Des ponts pour l’avenir, un espoir à soutenir

  • 10 octobre 2026
  • 2 min de lecture
Karim Arfa : Des ponts pour l’avenir, un espoir à soutenir

À Dubaï, lors de la 6ᵉ édition des Arab Hope Makers, tenue en février dernier, la Tunisie a été représentée par Karim Arfa et son initiative “Ponts de l’espoir”. Classé 4ᵉ, il a séduit par la simplicité et l’efficacité de son projet : relier des villages isolés grâce à des ponts artisanaux. Mais dans son propre pays, l’élan initial s’est essoufflé, laissant un bâtisseur d’avenir presque seul face à son combat.

Des ponts pour relier les vies

Dans le Nord-Ouest tunisien, chaque pluie transforme les cours d’eau en barrières infranchissables, privant les enfants d’école et les familles de soins, mais Karim Arfa a trouvé une réponse pragmatique en construisant des ponts à partir de rails et de matériaux recyclés, permettant à des centaines d’élèves de rejoindre leurs classes en toute sécurité et offrant aux habitants une passerelle vers la dignité.

Pour Karim Arfa, l’espoir n’est pas un slogan mais une réalité à bâtir. Chaque pont est une victoire contre l’exclusion, une passerelle vers la dignité. Son initiative illustre la force des solutions locales, adaptées aux besoins concrets des populations.

Un accueil mitigé en Tunisie

Si Dubaï a salué son projet, en Tunisie l’enthousiasme initial s’est vite dissipé. Les autorités n’ont pas donné suite, les associations ont applaudi puis oublié. Karim Arfa poursuit son œuvre avec des moyens dérisoires, sans soutien institutionnel durable.

Il est temps que la société civile et les responsables prennent conscience de l’importance de son initiative, qu’ils imitent ses actions en multipliant les ponts dans les zones enclavées, qu’ils lui prêtent main forte par un soutien logistique et matériel, et qu’ils l’encouragent, même sans financement, par un appui technique ou organisationnel qui pourrait changer la donne.

Karim Arfa a montré que l’espoir se construit, littéralement, pierre après pierre, rail après rail. La Tunisie ne peut se permettre de laisser tomber un bâtisseur d’avenir.

Auteur

M. B

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