Culture

MENART FAIR 2026 : « Where is home ? »

  • 10 octobre 2026
  • 2 min de lecture
MENART FAIR 2026 : « Where is home ? »

Vaste sujet, d’autant plus d’actualité à l’ère où les grandes migrations reprennent, où les guerres jettent les populations sur les routes, où les métissages offrent plusieurs pays et origines à chacun, et où les frontières deviennent symboliques pour certains.

La Presse — Où donc est-on « chez soi » aujourd’hui ? Là où on est né ? Où on a choisi de vivre ? Où le destin, le métier, une alliance, un hasard nous ont conduits ?

Cette question, Laure de Hauteville a choisi de la poser à une centaine d’artistes issus de 18 pays, représentés par 34 galeries, à l’occasion de la septième édition de Menart Fair qui se tient à Paris du 23 au 25 octobre courant.

« Une réflexion sur les multiples formes d’appartenance, lieu, mémoire, identité… Cette question ouverte révèle une tension féconde entre origine et devenir, mémoire et distance, héritage et transformation. Autant de dynamiques que les artistes invités feront dialoguer à travers leurs œuvres».

Menart Fair continue d’accompagner courageusement les galeries dans un contexte régional où les scènes culturelles sont souvent fragilisées, et leur offre un espace de visibilité, de dialogue et de reconnaissance.Car, au cœur de ces fragilités, une scène artistique d’une vitalité exceptionnelle continue d’émerger vaille que vaille, portée par des artistes qui interrogent le monde, racontent leurs réalités et réinventent les notions d’identité, de territoire et d’appartenance.

Aujourd’hui, il n’est pas rare de naître avec deux passeports, et d’en acquérir un troisième par alliance, métier ou émigration.

Dans les contextes du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et de leurs diasporas, ces trajectoires ne relèvent pas de l’exception. Elles incarnent une condition contemporaine, traversée par le déplacement, l’hybridation et la recomposition. « Home » n’est plus un terroir, une rue, un village, ou du moins plus seulement. Il se redéfinit  sans cesse dans un dialogue permanent entre héritage et projection, ancrage et mouvement.

Alors, les artistes se poseront la question essentielle : « Home » n’est peut-être ni un lieu, ni un temps, mais une somme d’émotions, de strates, de tensions qui nous façonnent autant qu’elles nous interrogent.

Auteur

Alya HAMZA

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