Le CAB tenu en échec par l’USM : Inefficacité quand tu nous tiens !
Les Cabistes ne savent pas marquer…
La Presse — On appréhendait, à juste titre dans le camp bizertin, le match contre l’USM puisque, pour la 7e saison consécutive, si nos souvenirs sont bons, le CAB n’arrive pas à battre ce même adversaire au Stade 15-Octobre. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Samedi dernier, on a vu des Cabistes fournir une prestation honnête par rapport à celle livrée contre le CSS, mais ils ont péché par une inefficacité criarde à l’approche des buts adverses. Quand on ne marque pas, il n’est pas possible de gagner. «Les puristes peuvent remarquer que nous sommes en progrès constants. Nous nous créons beaucoup d’occasions mais nous ne réussissons pas à les mettre dedans, car l’attaque manque de qualité», reconnaît, très déçu, l’entraîneur Mohamed Azaiez au terme de la rencontre. Il y a du vrai dans cette déclaration, mais depuis sa prise en main de l’équipe, on ne peut pas dire qu’il n’a pas eu suffisamment de temps pour remédier à cette lacune récurrente. Il va de soi que lorsqu’on change près de la moitié de l’équipe rentrante en permanence, les automatismes en prennent un coup. Contre l’USM, six joueurs titularisés lors de la 4e journée face aux Sfaxiens n’ont pas été reconduits dans le onze de départ. Cette instabilité n’aide pas justement à améliorer le rendement des Cabistes. Trois buts marqués en cinq matches?! Trop peu pour aspirer à des victoires. Certes, le staff technique a aligné, à cette occasion, une formation à vocation offensive puisque Chihi a joué d’entrée avec Berrima et Omar Fati qu’on croyait redevenu ce buteur attendu. Un compartiment offensif totalement remanié, mais paradoxalement il n’a pas réussi à donner les résultats attendus. Il faut reconnaître que l’entrejeu a été dominé par son vis-à-vis et n’a pas pu appuyer les attaquants…
Changements inadéquats et tardifs?!
Quand l’efficacité fait défaut, il est logique qu’on procède à un coaching approprié et à temps. On a dû attendre la deuxième période de jeu pour voir le milieu défensif Dridi, hors du coup, céder sa place en cours de jeu à Lamine Ba. Celui-ci, dans une position plus avancée, était censé «secouer» Fati et Chihi qui jouent plus en profondeur que l’attaquant Berrima, plus replié. Là aussi, rien n’y a fait! L’entraîneur fait alors sortir ces deux derniers pour les remplacer par Mejri et Rhimi?! Dans le même temps, Aziz Chaâbane, lui, qui débloque parfois des situations compromises devant, s’impatiente d’être incorporé mais finira par «moisir» sur le banc. Et paradoxalement, c’est l’USM qui est devenue plus menaçante, notamment dans les contres et a même failli ouvrir la marque plus d’une fois! Et là, du coup, l’arrière garde du CAB s’est montrée dépassée par la vélocité des avants adverses et surtout a failli, par le sens du placement, toujours dominée dans la phase des balles arrêtées. Enfin, Ayende, l’attaquant qui pose généralement des problèmes aux défenses adverses, est entré en jeu à la… 88’. Va comprendre Charles pour reprendre une publicité de course de chevaux de l’acteur André Pousse…



